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Escapade bollywoodienne

3 mai 2008, 00:00

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C?est lors d?une rencontre inattendue que le groupe s?est retrouvé en Inde. Suprem 93 s?est ainsi vu du jour au lendemain embarqué dans la réalisation de Fast Foward d?Anjum Rizvi, auteur de Charas (Uday Chopra, Irfaan Khan) et d?Ahista Ahista (Abhay Deol, Soha Ali Khan).

Durant trois mois, de juillet à octobre 2007, le groupe était en Inde, à Bombay pour le tournage de ce film. Les danseurs étaient engagés sous contrat pour assurer toutes les chorégraphies du film. « Le producteur nous a rencontrés lors d?un de nos spectacles de hip-hop. Il était très intéressé par notre style de danse, et a voulu l?inclure dans son film. C?est ainsi qu?on s?est retrouvé en Inde pour le tournage du film,» explique Richard Gobin. Ce film a comme acteur principal Vinod Khanna.

Ainsi durant trois mois, les danseurs de Suprem 93 se sont familiarisés avec le monde du cinéma et la danse moderne indienne. « C?était une belle expérience, très enrichissante. Il y a un grand respect pour les métiers des arts là-bas. Et le niveau de la danse est très élevé, surtout pour la chorégraphie.»

Le film a été tourné à Bombay. Le groupe a travaillé durant deux mois avec les autres danseurs figurant du film, avant de débuter le tournage. «Le tournage a duré un mois. Au départ, on était impressionné par les chorégraphies proposées par l?équipe. Mais peu à peu, on s?est habitué, on a trouvé nos repères,» souligne les danseurs de Surpem 93. Les danseurs indiens, disent-ils, ont cette «faculté à vous expliquer les choses les rendant les plus simples possibles afin qu?on s?adapte facilement.»

Suprem 93, aujourd?hui, ce sont quatre adeptes de la danse hip-hop. Des jeunes qui veulent donner à cet art de la rue une dimension plus professionnelle, malgré la situation complexe et difficile de l?art dans son ensemble. Richard Gobin, Patrick Houareau, Kenny Botte et Renley Azmoth veulent avec cette forme artistique apporter une évolution dans la présentation. «Le niveau évolue mais il y a beaucoup de danseurs qui jettent l?éponge. Surtout par manque de soutien et d?espace pour pratiquer la danse? Malgré ces obstacles, il faut persévérer, avancer dans le noir et constamment innover pour progresser,» explique Suprem 93.

Le nom de Suprem 93 est venu à la suite d?une rencontre avec un groupe de hip-hop du département 93 de Paris (France). C?est alors qu?Alliance Suprême devint Suprem 93. Si l?équipe était composée de huit personnes, certains ont quitté le navire en cours de route. «Ils se sont reconvertis dans d?autres mouvements, notamment le tecktonik. Le hip-hop est trop physique et technique. A présent, on a des nouveaux qui sont en formation avec nous,» explique Richard.

Actuellement, Suprem 93 travaille sur un nouveau spectacle, qui fera l?objet d?une tournée, en Asie, «si les choses se déroulent comme il faut».

Ce spectacle réunit diverses formes de danse, séga, hip-hop et danse indienne classique. «Le tout est au stade de projet. Il faut finaliser le tout avant d?aller de l?avant. »

Battle Master</B>

Suprem 93 a remporté samedi dernier, la «battle» de hip-hop proposée par le Centre Charles Baudelaire (CCB) au Mahatma Gandhi Institute. Cette «battle» fait suite à un atelier de danse urbaine animé par le danseur Eric Mezino, invité par le CCB. Huit équipes de trois étaient en lice pour cette «battle», notamment Born to dance, Cyber Step Breakers (CSB), Xtrem Ouf, Street Boy, Pro 2 H?

Lors d?affrontements à élimination directe, le vainqueur s?est mesuré, successivement, à Born to dance et CSB en finale. «Les éliminatoires et la demi-finale étaient plus difficiles que la finale. On avait pris le dessus lors de notre confrontation finale,» explique Ricard Gobin, chef de file de la bande.

Lors de cette «battle», le groupe a pu tester ses potentiels depuis son sacre en 2006. Cette formation, rappelons-le, qui est championne de l?île dans ce domaine et vice-championne de l?océan Indien, a fait respecter la logique lors de cette dernière «battle».

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