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La plate-forme syndicale veut supprimer la PSC
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La plate-forme syndicale veut supprimer la PSC
«Les politiciens devraient avoir honte de fêter la fête du travail sur le dos des travailleurs.» Propos de Radhakrishna Sadien, de la State Employees? Federation, hier, lors de la marche organisée par la plate-forme syndicale pour célébrer la fête du Travail. Le thème central de cette marche, qui a débuté dans la cour de l?église Saint-Jean pour prendre fin dans l?enceinte de l?hôtel River-Side à Belle-Rose, était la publication du prochain rapport du Pay Research Bureau (PRB). Environ 300 personnes ont fait le déplacement à cette occasion.
Ainsi , dès le début de la manifestation, Toolsyraj Benydin a insisté pour que le rapport du PRB soit appliqué dans son intégralité. Le président de la Government Teachers? Union s?en est, quant à lui, pris à la Public Service Commission (PSC). Selon lui, la PSC devrait être mise hors service. En effet, elle n?appliquerait pas le principe d?ancienneté dans l?exercice de promotion. Il est important, a-t-il dit, d?appliquer ce principe dans tous les secteurs. Au cas contraire, cela pourrait engendrer des «frustrations».
Lors de la marche de protestation, plusieurs syndicalistes, dont Radhakrishna Sadien et Rashid Imrith, ont demandé au gouvernement de ne pas utiliser le critère d?ancienneté pour déterminer le quantum de la compensation salariale annuelle. Ils ont également demandé que le système d?appreciation performance ne soit pas appliqué dans la fonction publique et qu?un système de contrôle pour éviter toute hausse de prix des denrées alimentaires soit instauré.
<B>«Al manz briani»</B>
Radhakrishna Sadien a ajouté que la plate-forme syndicale n?a pas la «prétention de rivaliser avec les partis politiques». Il dira qu?elle n?a pas placardé des affiches ni offert des autobus à ceux qui ont répondu à l?appel des dirigeants de la plate-forme.
Ainsi, au cours de cette marche de protestation, les syndicalistes ont copieusement hué les partisans qui se rendaient aux différents rassemblements par autobus. «Al manz briani», ont-ils lancé à leur égard. Ce à quoi certains partisans ont répliqué «vini, ena briani !» La circulation routière a été, par moments, bloquée, à Belle-Rose. L?intervention de la police a été nécessaire pour débloquer la situation.
Le Mauritius Labour Congress avait, de son côté, réuni ses membres au Workers Education Centre à Quatre-Bornes.
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