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Les dessous d?une grève avortée
L?amertume. Tel est le sentiment du côté de l?Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE), après l?avortement de la grève illimitée, jeudi. «Il y a eu une confusion causée par des déclarations contradictoires», soutient Yahya Paraouty, président de ce syndicat. Alors que le soutien plus ou moins actif de la Secondary and Preparatory School Teachers and other Staff Union (SPSTSU), le syndicat des écoles secondaires confessionnelles, semblait acquis, sa présidente, Lysie Ribot, devait finalement décider jeudi que son syndicat n?allait pas se joindre à la grève, principalement pour des raisons légales. Ce fut, en quelque sorte, le début de la fin du mouvement.
«Pour faire une grève, il faut déclarer litige. Ce que nous n?avons pas fait», a avancé Lysie Ribot jeudi soir.
Ayant constaté que l?UPSEE n?allait pas bénéficier de ce support précieux, Yahya Paraouty croit que la grève qui devait débuter mardi «allait foirer».
A la Fédération des managers des collèges privés, l?on indique toutefois qu?«il était clair depuis le départ que la SPSTSU n?allait pas participer à la grève. Sans aucun doute, il y a eu un problème de communication entre les deux syndicats».
Ajoutez à cela, un fax très intrigant, adressé à la Fédération qui arrive soi-disant par erreur au bureau de l?UPSEE dans l?après-midi de jeudi. Le ministère de l?Education y indique qu?une réunion entre le ministère et les managers est prévue pour 18 heures. Plutôt intrigant quand l?on sait que les différentes parties s?étaient mises d?accord pour négocier ensemble, comme une seule force.
La federation isolee</B>
Lorsque l?UPSEE s?enquiert auprès du ministère pour savoir ce qui se passe, ce dernier invite ce syndicat à également venir à la rencontre. «Nous pensions que nous allions tous nous rencontrer là-bas, mais ce n?est qu?à 20 h3 0 que la direction de la fédération a enfin répondu à nos multiples appels», soutient-on du côté de l?UPSEE. Et lorsque le contact téléphonique est enfin établi, l?interlocuteur rappelle à Yahya Paraouty qu?un accord avait été trouvé pour «ne pas aller séparément au ministère».
Totalement isolée, la Fédération des managers des collèges privés ne pouvait faire autrement que d?accepter à son tour l?invitation du ministère pour hier matin et arborer une attitude conciliante. Réunion à laquelle le ministre de l?Education, Dharam Gokhool, n?a pas assisté. Tout comme l?UPSEE, il a accepté d?enterrer la hache de guerre, du moins pour le moment.
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