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Mieux manger pour une vie plus saine

24 avril 2008, 20:00

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Les ménagères seront davantage exposées à la nécessité de bien manger pour assurer une meilleure qualité de vie. Quarante ateliers de travail seront organisés dans ce sens à travers l?île. Le ministre de la Santé, Satish Faugoo, a lancé le premier atelier, hier, au Village Hall de Calebasses. À bas l?obésité, le mauvais cholestérol?

Il s?agira, entre autres, d?apprendre aux femmes à mesurer leur Body Mass Index (BMI) pour évaluer leur obésité, leur tour de taille, leur hauteur. À titre d?exemple, une personne avec un BMI supérieur à 25 kg/m2 est considérée comme en surpoids alors qu?avec un BMI supérieur à 30 kg, elle est qualifiée d?obèse.

«La bonne gestion de son poids pour les individus à risque est primordiale mais trop souvent négligée», soutient un des participants à cet atelier. 40 % de la population adulte sont soit en surpoids ou obèse. Et 16 % des enfants de cinq à 11 ans sont dans la même situation.

La tendance est d?autant plus grave qu?il y a une consommation excessive de produits énergétiques mais loin d?être nutritifs. Sans compter qu?ils sont sucrés et composés de graisses saturées. La cigarette et le manque d?activité physique ajoutés au fait de mal manger augmentent les facteurs de risques pour les maladies comme le diabète et les maladies cardiovasculaires. 15,1 % des femmes sont diabétiques alors que 15 % des hommes en souffrent.

Coupe-faim vers l?obésité

C?est pour cela que le ministre a insisté dans son message sur la nécessité que le Mauricien change son comportement en adoptant des attitudes simples mais payantes pour sa santé. Moins de sel, moins de sucre mais plus d?exercice, martèle Satish Faugoo, en demandant à la femme au foyer, d?être le pivot de ce combat.

La sensibilisation a démarré à travers quelques mesures prises par les autorités comme l?interdiction de la vente de boissons gazeuses dans les écoles, le school health programme et l?introduction de la carte de santé pour les enfants de 0 à cinq ans. Les snacks contenant des colorants et riches en graisses et sucres raffinés, qui sont rapidement absorbés, restent très nocifs pour la santé.

«Les sucreries sont des coupe-faim et contribuent à l?obésité alors que l?on sait que les huiles restent la bête noire à éviter pour les enfants. Comme nous savons que les colorants qui sont des produits synthétiques doivent être consommés raisonnablement. Des recherches évaluent en ce moment leur impact sur les enfants et les recherches devront être connues dans quelques mois», soutient le pédiatre, Mansoor Takun. Il estime qu?il faut inculquer aux jeunes dès leur plus jeune âge de bonnes habitudes alimentaires car, souvent, c?est trop tard par la suite.

Le fait que la femme qui travaille n?a plus le temps de consacrer beaucoup de temps à la préparation des repas a changé les habitudes alimentaires de la famille mauricienne. Le ministère de la Santé veut donc à travers ses ateliers de travail, tirer la sonnette d?alarme et faire prendre conscience de l?importance de bien manger. Lors de ces ateliers, on leur donnera aussi des astuces pour préparer des repas sains?

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