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Savriacooty fixée sur son sort le 29 mai
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Savriacooty fixée sur son sort le 29 mai
Marie Linley Savriacooty a-t-elle simulé son enlèvement et son agression sexuelle ou est-elle injustement poursuivie? La cour intermédiaire rendra son verdict à ce sujet le 29 mai. Marie Linley Savriacooty est provisoirement accusée d?avoir fait une fausse déposition en écrit. Elle y allègue avoir été séquestrée et agressée sexuellement par trois individus.
L?acte d?accusation précise qu?elle a donné «a false statement which had been read over and explained to her to the effect that on 27/06/2006, she was assaulted and sexually assaulted by three naked men? whereas no such offence was committed». Elle allègue avoir été droguée, enlevée à Rose-Hill, puis transportée jusqu?à un champ de cannes. A la suite de cela, Marie Linley Savriacooty s?est retrouvée dans le box des accusés. Mais elle ne cesse, depuis, de clamer son innocence.
Son avocat, Me Jacques Panglose, a interrogé les derniers témoins dans cette affaire. L?un d?eux, le Dr Amacharya Gujjalu, a contesté le rapport du Chief Police Medical Officer, le Dr Satish Boolell. Ce dernier avait indiqué que les blessures sur la prévenue et le morceau de canne retrouvé dans son vagin étaient «self-inflicted». Mais le Dr Gujjalu, qui avait également examiné Marie Linley Savriacooty, a qualifié le rapport du Dr Boolell de «completely wrong and misleading». Contre-interrogé, il a toutefois concédé qu?il est possible qu?une personne s?inflige ces blessures volontairement.
Deux policiers qui avaient recueilli Marie Linley Savriacooty en bordure de route à Médine-Camp-de-Masque au moment des faits ont également été interrogés. L?assistant surintendant Ramgoolam et le constable Thondee, affectés à l?Anti Drug and Smuggling Unit, patrouillaient dans la région quand ils ont aperçu un rassemblement plus ou moins inhabituel à 17 h 10 ce jour-là.
En s?approchant de la petite foule, ils ont aperçu une femme allongée par terre. Elle était nue mais avait encore ses lunettes. «J?ai essayé de la réveiller mais elle n?a pas ouvert les yeux. Elle respirait encore. Je l?ai recouverte avec la veste du constable Thondee. Nous l?avons ensuite conduite à l?hôpital de Flacq où elle a été prise en charge par un médecin», a indiqué l?ASP Ramgoolam.
Par ailleurs, un autre témoin, Anil Goreeba, un habitant de Bel-Air, avait été convoqué par la poursuite pour relater les circonstances dans lesquelles il avait repéré la suspecte avant que la police ne la découvre. Il avait précisé qu?elle était alors encore habillée.
«Humainement impossible»</B>
Mais Me Jacques Panglose a indiqué que l?heure à laquelle les deux policiers ont retrouvé Marie Linley Savriacooty ne coïncidait pas avec celle indiquée par ce témoin.
L?avocat a, du reste, souligné que c?est «humainement impossible» de s?insérer un tel morceau de canne dans le vagin. «C?est très pénible de le retirer et d?autant plus douloureux de se l?insérer.» Il a, lors de sa plaidoirie, contesté le rapport du Dr Boolell, estimant que ce dernier n?a pas été en mesure d?expliquer ni l?état semi-comateux de Marie Linley Savriacooty ni la présence de cet objet dans son vagin. «Le seul recours a été l?examen psychiatrique.»
Me Jacques Panglose a ajouté que sa cliente n?a jamais incriminé Dev Manna. Selon lui, l?arrestation de ce dernier relèverait de l?incompétence de la police car cette dernière se devait de chercher un suspect. «C?est la police qui lui a demandé si elle a des ennemis. L?accusée a simplement répondu qu?elle avait eu une altercation avec Dev Manna. Elle n?a à aucun moment insinué qu?il était un de ses ravisseurs ou qu?il avait participé à son agression sexuelle.»
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