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Surpris en plein vol, il lui tranche la gorge

6 avril 2008, 20:00

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«Sap mo la vie. Pa les mwa mor.» Telles étaient les dernières paroles de Satyavadee Gopalonaiko. Cette habitante de rue Paradis, Roches-Noires, a été égorgée samedi après-midi par son voisin, Vishal Banowah, plus connu sous le sobriquet de Cotomili. Le suspect, âgé de 25 ans, employé dans une quincaillerie, a été arrêté par la Criminal Investigation Division (CID) du Nord hier.

Selon ses aveux, Satyavadee Gopalonaiko l?a surpris en flagrant délit alors qu?il volait Rs 1 300 et des bijoux en or chez son voisin. Il avait en fait entendu que celui-ci avait obtenu une compensation de Rs 5 000 du gouvernement, sa maison ayant été inondée.

Mais c?est lorsqu?il est sur le point de quitter les lieux que Satyavadee Gopalonaiko l?immobilise. Pour se défaire, il lui tranche la gorge, sous le regard des voisins et de la fille de la victime, Nalini, une collégienne.

Vishal Banowah a participé à une reconstitution des faits hier. Il comparaît devant le tribunal de Mapou mardi sous une accusation provisoire d?assassinat. Les funérailles de Satyavadee Gopalonaiko, qui est séparée de son époux, ont eu lieu chez sa mère à Verdun.

Peu avant d?égorger Satyavadee Gopalonaiko, Vishal Banowah prenait un verre avec ses amis sous un arbre non loin de sa maison. L?un d?eux, Bébé Rajnath, témoigne : «On était cinq , y compris Cotomili. On a bu une chopine de bière chacun. On a ensuite bu une bouteille de Seven Seas. A 15 heures, Cotomili nous a quittés. Li dir li pe al rinse et manze pou li capav al pren so lapeye kot so patron, missie Appadoo».

«La gorge tranchée mais encore en vie...»

Mais dix minutes plus tard, un habitant de la localité les informe «ki ena problem kot Naiko». Ils accourent chez la victime. Celle-ci gisait par terre. «Elle avait la gorge tranchée mais elle était encore en vie. Elle nous implorait de la sauver et de ne pas la laisser mourir. J?ai immédiatement averti la police et le SAMU. Sa fille Nalini, qui est encore au collège, était à côté d?elle.» Mais à l?arrivée du SAMU Satyavadee Gopalonaiko avait déjà rendu l?âme.

Vishal Banowah s?est pour sa part enfui par un sentier. Lors de la reconstitution des faits hier, en compagnie des éléments de la CID du Nord et de la Special Supporting Unit, il a retracé son parcours alors qu?il s?enfuyait.

La police était d?ailleurs à pied d??uvre dès samedi pour retrouver l?arme du crime. C?est dans le sentier qu?il a emprunté que Vishal Banowah a enterré l?arme du crime. Il s?est ensuite rendu dans une caverne de la localité pour se changer. Il a par ailleurs avoué, lors de son interrogatoire par le chef inspecteur Beeharry, qu?il avait l?habitude de cacher des vêtements à cet endroit car il venait se changer à chaque fois qu?il commettait des vols.

Après s?être changé, il est parti dans un champ où il a brûlé les vêtements qu?il portait le jour du meurtre. Les hommes du surintendant Reekoye, responsable de la CID du Nord, ont d?ailleurs retrouvé les restes des vêtements brûlés.Quant aux bijoux en or, il les aurait cachés sous un rocher à l?arrière du crématorium de la localité. Mais ceux-ci n?ont pas été retrouvés malgré les recherches des policiers.

Si certains attribuent ces faits à une circonstance malheureuse, des proches et amis de la victime sont, eux, sceptiques. Ils avancent que Vishal Banowah leur aurait fait part, à maintes reprises, de son intention de tuer Satyavadee Gopalonaiko et son fils Sandil. Ils ajoutent que ce dernier, un employé de magasin et le suspect auraient eu une violente dispute le jour de la fête «holi», quelques semaines de cela. «Ma mère et moi avions dû intervenir pour empêcher que Cotomili ne soit passé à tabac. Depuis, le froid entre eux s?est accentué», affirme un des habitants de la localité.

Cette altercation physique aurait pour toile de fond les vols de sous-vêtements des voisines par Vishal Banowah. «Il volait de la lingerie pour s?adonner à la sorcellerie», lâche une source.

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