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Des planteurs perdent leur bail

16 mars 2008, 20:00

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Des planteurs perdent leur bail

Des petits planteurs, regroupés au sein de la Viswaci Credit Cooperative Union et de la Trio Credit Cooperative Union sont inquiets pour leur avenir. Une cinquantaine d?arpents de terre, situées à Villevallio, à Balaclava que leurs grand-parents ont exploitées depuis 1920, ont été reprises par l?Etat et le bail accordé à d?autres personnes.

Ces petits planteurs ne savent à quelle porte frapper pour se faire entendre car les autorités ont refusé de les rencontrer jusqu?ici.

Le président de la Viswaci Credit Cooperative Union, Chandar Gokhool, explique que les grands-parents des planteurs avaient obtenu ces terrains à bail. «Au début, ces baux étaient à long terme, et ils étaient renouvelés chaque année». En 2003, le bail expire. Ils racontent que le Premier ministre d?alors, Paul Bérenger, leur avait comprendre qu?il y aurait des projets hôteliers sur ces terrains, mais qu?ils seraient compensés s?ils étaient appelés à les rendre.

Ils ont été informés par le gouvernement actuel qu?ils devront quitter le terrain en avril. Ces planteurs disent ne pas être contre, mais ils veulent, avant tout, une rencontre avec les autorités pour discuter de leur avenir.

Chandar Gokhool souligne qu?il y a quelques semaines, des bulldozers étaient sur le terrain sur lequel, il y avait de la canne à sucre. Ils ont fait une déposition à la police et les travaux ont été arrêtés. Ces planteurs soulignent qu?ils ne sont pas contre tout projet de développement, mais les autorités devraient discuter avec eux pour trouver une formule satisfaisant toutes les parties.

«Il y a le cas de Tianli où les planteurs ont été compensés», souligne le porte-parole des planteurs qui dit que des lettres ont été adressées à plusieurs personnes, dont le Premier ministre qui est aussi le député de la circonscription, mais personne n?a jugé bon de les recevoir. Il ajoute que la majorité des planteurs ont des cannes sur leur terrain et s?ils devront les abandonner en avril prochain, ils perdront les fonds investis. Les planteurs expliquent qu?ils sont prêts à investir dans des projets de bungalows, à travers leurs sociétés coopératives, mais ils sont confrontés au refus des autorités. «Pourquoi ne pouvons-nous faire ce que d?autres font» ? se demandent-ils.

Au cas où les autorités renonceraient à les rencontrer, ils comptent solliciter l?aide d?un homme de loi car ils estiment qu?ils ont assez d?arguments valables pour faire un procès à l?Etat. Néanmoins, ils veulent, avant tout, une solution à l?amiable.

Interrogé, un porte-parole du ministère du Logement et des terres affirme que tout a été a fait dans la légalité. «Le ministère a le droit de renouveler ou de ne pas renouveler un bail. Dans ce cas précis, le ministère trouve que les terrains sont plus appropriés pour le développement touristique et a décidé de ne pas renouveler les baux». Toutefois, ce porte-parole ajoute que si les planteurs veulent d?autres terrains pour d?autres cultures, des discussions auront lieu avec eux.

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