Publicité
Arrestations pour possession de devises
Mauriciens et étrangers ont été interpellés à l?aéroport, certains même ayant été arrêtés alors qu?ils s?apprêtaient à embarquer. Ils détenaient des devises étrangères en liquide pour des montants supérieurs à Rs 450 000. Ils n?ont pu présenter de reçu de banque ou de changeur de monnaies pour justifier la provenance des fonds. Bien que le contrôle de change ne soit pas en vigueur à Maurice, il n?en demeure pas moins que l?Anti Money Laundering Act est appliqué dans toute sa rigueur. Ainsi, les quelque cinq passagers interpellés, voire arrêtés, n?ont pu expliquer aux autorités pourquoi ils transportaient de telles sommes pour leur voyage, au lieu de recourir à la carte bancaire, aux chèques de voyage ou encore aux transferts d?argent. Des Malgaches en transit à Maurice et en partance pour Singapour et Dubayy ont été fouillés à l?aéroport ces derniers temps. La dépréciation de certaines devises par rapport à la roupie aurait incité des Mauriciens à acheter ces devises pour les placer ailleurs. La taxe de 15% sur les intérêts des dépôts supérieurs à Rs 2 millions serait également un motif de cette fuite de capitaux. La Mauritius Revenue Authority (MRA) et la Financial Intelligence Unit travaillent de concert pour enquêter sur les retraits de fonds et les achats de devises en liquide pour des montants élevés. Cela veut-il dire qu?un contrôle de change déguisé est de nouveau en vigueur à Maurice depuis peu? Un haut responsable de la MRA a répondu à l?express : «Nullement. La loi, notamment l?Anti Money Laundering Act, permet aux autorités d?interroger un passager suspect quittant Maurice et, dans des cas extrêmes, de procéder à la fouille.» Ceux qui veulent ainsi faire sortir des devises les destineraient principalement à l?acquisition immobilière dans certains pays d?Europe, où le marché serait en baisse depuis quelques mois. Mais d?autres cherchent des placements en banques. Le contrôle du mouvement des capitaux étant très strict en Europe, ces «investisseurs» trouveraient à Dubayy, où les règlements seraient plus souples, la destination de rêve pour leurs fonds. Des comptes auraient été ouverts dans des banques du Golfe et seraient gérés par le biais d?Internet. Il s?agirait là d?évasion fiscale, autre délit que la législation locale sanctionne.L?on avance le chiffre de Rs 6 milliards ainsi exportées depuis une année.
Publicité
Publicité
Les plus récents