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Accident fatal à The Vale : lI plaide coupable
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Accident fatal à The Vale : lI plaide coupable
Il aurait été distrait par deux touristes qui voyageaient à vélo, seins nus, soutiennent des collègues des victimes. L?accident, d?une violence rare, remonte au 15 septembre 2005 où trois femmes ont trouvé la mort, heurtées de plein fouet par un véhicule. En cour vendredi, le conducteur a plaidé coupable pour homicide involontaire et négligence. Le jugement sera rendu le 11 avril.
«Mo trouv dimounn tombe kuma dir maladi poul», raconte Anand Dev Kewol. Ce «sirdar» de 50 ans, habitant Grand-Gaube, était à une trentaine de mètres de ses collègues au moment de l?accident, au rond-point du Vale.
Corps complètement désarticulés
«J?avais arrêté ma motocyclette pour répondre à un appel. C?est pour cette raison que les autres m?avaient devancé», explique-t-il. Ce dernier raconte que l?accident s?est produit lorsque deux touristes ont enlevé leur haut «probablement parce qu?elles avaient chaud». «C?est alors qu?une voiture est arrivée en trombe par derrière. Mo kroir sa finn distrair sofer la et mo kroir ki li finn envi badinn avek sa bann fam la. C?est à ce moment-là qu?il a perdu le contrôle de sa voiture et a heurté mes collègues. Il y avait des traces de roues sur la route. Des policiers avaient même pris des photos», se remémore-t-il.
Les victimes, Pavitree Dhansa, 63 ans, Shantee Ramchandar, 37 ans et Ootra Ramkissen, 51 ans, ont été tuées sur le coup. Leur corps avaient été complètement désarticulés.
Tout comme le «sirdar», d?autres collègues, témoins oculaires de la scène, entendent encore les cris désespérés des victimes. Deenesh Gujadhur raconte : «Mo trouv dimounn envole enn oter 6 ou 7 met. Bann lezot madam la pe perdi connaissance.»
Deenesh Gujadhur et son ami Anand Kewol sont accablés. Ils ne savent plus à qui venir en aide en premier. «Une femme avait arrêté sa voiture pour s?enquérir de ce qui s?est passé. C?est elle qui a averti la police et le SAMU. Mais il était déjà tard pour trois d?entre nous», souligne Deenesh Gujadhur.
Krishnawtee Bolah porte encore les séquelles physiques de l?accident. Cette habitante de Petit-Raffray, âgée de 54 ans, ne peut retenir ses larmes en évoquant la tragique destinée de ses trois collègues. «Nou ti fini travay dan enn caro. Nou ti pe marse lor sime pou al dan enn deysiem caro kan sa loto la inn tap ar nou.»
Grièvement blessée, ses chances de survie étaient presque inexistantes. Mais cette femme qui dit avoir travaillé les champs dès sa plus tendre adolescence et qui s?est «endurcie par la misère», va se remettre. Sa vie cependant n?a plus été la même. «Zordi mo ena plusier vis dan mo lipie, letet et lerein», affirme-t-elle.
«Nepli kapav travay»
Cet accident l?a non seulement contrainte à garder le lit pendant une année, mais il l?a privée à jamais de son emploi. «Nepli capav travay. Nou pa bann dimoun ris, sa travay la ti mo bouse manze sa. Zordi sa oussi pa capav fer», regrette-t-elle.
Mais pour ses collègues, qui essaient tant bien que mal de l?aider, le plus important c?est que Krishnawtee Bholah est toujours en vie. «Bondie inn fer enn miracle», affirme Deenesh Gujadhur.
C?est aussi le cas de Kamla Mohabeer, 49 ans et habitant Petit-Raffray. «Mo ti pou fini mort mwa oussi. Enn minit avant loto la tap ar zot monn poz mo sac a cote pou al boir dilo», explique-t-elle. Cette dernière ajoute qu?elle s?est évanouie en voyant le sang et le corps de ses collègues sur l?asphalte. Quand elle a repris connaissance, la police était déjà sur place?
Nilen KATTANY </B>
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