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Elle écope de cinq ans de prison pour avoir étranglé son époux
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Elle écope de cinq ans de prison pour avoir étranglé son époux
«Mo pa ti ena lintansion fer ditor Tom, se enn aksidan», a dit Chandrannee Henriksen aux enquêteurs de la Criminal Investigation Division après que son mari eut été découvert mort, étranglé. Elle a voulu appuyer la thèse de l?accident en arguant qu?elle voulait lui mettre un torchon sur la bouche pour l?empêcher de dire des grossièretés mais que le torchon avait glissé jusqu?à son cou. Une version qui n?a pas convaincu la cour.
Celle-ci l?a jugée coupable de coups et blessures ayant entraîné la mort de son époux, Tom Henriksen et l?a condamnée, hier, à cinq ans de prison. Elle a donné avis d?appel.
Les faits remontent eu 8 février 2003. Chandranee Henriksen est conduite au bureau de la CID Nord où elle est longuement interrogée. Elle finit par avouer avoir étranglé son mari sous l?emprise de la colère, affirmant toutefois que c?était un accident. L?homme, explique-t-elle alors, avait pris des somnifères qu?elle avait achetés à une pharmacie de la localité sans prescription et elle avait d?abord pensé qu?il dormait.
<B>Un premier mariage à seize ans</B>
Dans sa version, l?accusée a expliqué qu?à l?âge de 16 ans, elle s?est mariée une première fois à un Norvégien avec qui elle a eu deux filles. En 1975, le couple s?est séparé et quelque temps après, elle devait faire la connaissance d?un autre Norvégien, Tom Henriksen, ex-journaliste, qu?elle épouse le 17 mars 2000 avant de partir pour la Norvège. Le couple reviendra à Maurice pour habiter une maison à Goodlands. Une résidence qu?elle dit avoir construite depuis 1997 après avoir contracté un emprunt auprès d?une banque de Norvège et qu?elle occupe depuis 1999.
Mais après son mariage, elle aurait appris du médecin de son deuxième époux qu?il était alcoolique. Et, dit-elle, à chaque fois qu?elle tentait de l?empêcher de boire, elle était passée à tabac. Elle affirme qu?elle a même porté plainte à la police et au centre pour les femmes battues et qu?elle a obtenu un Protection order de la cour.
Le samedi 8 février 2003, Tom se serait remis à boire et l?aurait obligée à en faire autant. Son mari l?aurait ensuite insultée, la traitant, de même que ses deux filles, de prostituées.
A chaque fois qu?il les insultait, allègue-t-elle, elle lui mettait un torchon sur la bouche et cela le calmait. C?est ce qu?elle aurait voulu faire ce jour-là.
A 20 heures, son mari, ivre, l?aurait à nouveau injuriée. Elle se serait emportée et lui aurait asséné des coups de balai mais il aurait continué. Elle aurait ainsi pris un torchon et tenté de le bâillonner. Mais Tom Henriksen gigotait tellement, dit-elle, que le torchon serait descendu sur son cou. Croyant qu?il avait simplement perdu connaissance, elle l?aurait abandonné au salon pour aller dans sa chambre se calmer. C?est en revenant dans la pièce plus tard qu?elle aurait été alertée et aurait appelé le Service d?aide médicale d?urgence. Le médecin a constaté le décès et, en voyant que la victime portait des blessures au visage, a alerté la police. L?autopsie a conclu à l?asphyxie due à la strangulation.
Proces en reclamation de rs 2 millions</B>
La police a, dans cette affaire, confronté la suspecte à deux points. Le premier : que les somnifères pris par la victime ne peuvent être obtenus sans ordonnance. Le deuxième : que la victime avait initié un procès en Cour suprême, réclamant à son épouse plus de Rs 2 millions, somme qui représentait, selon lui, sa contribution à leur résidence, à Goodlands. L?homme avait porté cette affaire en cour après avoir appris que sa femme avait inscrit la propriété au nom de ses filles.
Mais Chandrannee Henriksen a avancé que c?est elle qui a contribué la majeure partie du coût de construction, soit les trois-quarts des Rs 2 millions. Elle concédera que les orages dans le couple ont débuté avec le litige entourant cette résidence.
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