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?La progression s?est fait rapidement sentir?
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?La progression s?est fait rapidement sentir?
■ La préparation des triathlètes s?est-elle bien déroulée jusqu?à présent ?
Au départ, cette préparation d?un volume horaire de 10 à 12 heures par semaine a surpris les présélectionnés. Ils n?avaient pas l?habitude de nager plus de 3 km par séance, de rouler plus de 2 heures, et de surcroît multiplier les enchaînements en intensité. Il ne fallait pas rater un entraînement car les athlètes présents progressaient et les absents étaient à la traîne. Depuis décembre, la rigueur et l?assiduité des athlètes font plaisir et la progression s?est fait rapidement sentir.
■ Comment avez-vous procédé à l?entraînement ?
Les semaines au niveau des entraînements se ressemblent, mais c?est le contenu et l?intensité qui changeaient au fil des semaines. Durant les vacances de fin d?année, nous avons fait des semaines à dominante natation (point faible des triathlètes mauriciens).
Etant tous scolarisés et venant d?endroits différents de l?île, le ministère des Sports nous a mis des véhicules à disposition pour deux entraînements par semaine et grâce à cela, nous avons pu faire des séances de natation d?1h30 environ.
■ Y a-t-il eu des sessions plus poussées ces derniers jours avant votre départ pour la Tunisie ?
Tout à fait. Depuis la fin de janvier, la majorité des séances d?entraînement se faisaient en allure de compétition. Ce sont des efforts qui se rapprochent de ceux du triathlon de Tunis, au niveau de l?intensité. Nous aurons droit à la combinaison pour la natation lors de ces championnats, donc ils ont effectué des séances natation avec combinaison. Des déshabillages rapides ont été effectués afin de perdre un minimum de temps. La combinaison peut leur faire gagner environ 30 à 40 secondes sur un 400m mais il ne faut pas perdre ce gain de temps pour la quitter.
Les résultats du triple super sprint de la semaine dernière à Calebasses me rendent confiant. Ils ont pu tenir à quelques secondes près, une intensité d?effort d?environ 15 à 19 minutes selon l?âge sur les trois courses. Ils avaient 20 minutes de repos entre chaque course. Cela est de bon augure car ils vont pouvoir maintenir ce temps de soutien durant la majeure partie de leur triathlon.
■ Quelles sont nos chances de médailles ?
Je suis confiant. Je vous en dirai plus quand j?aurai vu la liste de tous les inscrits. Il faut savoir que dans les U19 à monter, le niveau est relevé. Par contre chez les filles, au ni-veau africain, il y a peu de participantes. Nous avons de grandes chances de briller.
■ Quels sont vos objectifs pour le groupe ?
Mon seul objectif, c?est que chacun d?entre eux passe la ligne d?arrivée en me disant : j?ai donné tout ce que je pouvais, je ne pouvais pas aller plus vite. Ce sera également un moment important pour chacun car ils ont fait d?énormes efforts depuis ces neuf derniers mois. Vous savez, 10 à 12 heures par semaine d?entraînement, à cet âge-là, on doit faire des sacrifices. Mon souhait c?est qu?ils soient fiers d?eux et qu?ils représentent haut et fort leur pays.
■ Et après le Championnat d?Afrique ?
Ils vont retrouver le fonctionnement normal d?un jeune de leur âge. Ils pourront profiter un peu plus des choses qui sortent de l?entraînement assidu du triathlète.
■ Vous avez effectué, depuis un certain temps, des interventions dans des clubs et collèges. Où en êtes-vous exactement ?
En 2007, lors de mes interventions au niveau scolaire, j?ai sensibilisé plus de 500 élèves sur ce que c?était le triathlon et ses disciplines enchaînées. Je me suis rendu compte d?un vif intérêt des jeunes pour cette discipline. Ils aiment pratiquer un sport dans un milieu naturel et nous leur proposons cela en triathlon. Aujourd?hui, les jeunes aiment « zapper » et le triathlon leur correspond. Trois disciplines leur sont proposées et ils choisissent selon l?humeur.
Par contre, cette sensibilisation ne pourra porter ses fruits que lorsqu?un club structuré et dynamique, à proximité de l?établissement, pourra les recevoir et les entraîner. Au collège du St Esprit, de nombreux jeunes sont intéressés, je les vois sur les courses mais il n?y a pas de club à proximité qui puisse les accueillir.
En 2007, un projet fédération - éducation nationale s?est déroulé sur une école gouvernementale dans l?ouest. Aujourd?hui, un nouveau club, Trispido de Rivière-Noire, a vu le jour avec 20 jeunes.
Pour 2008, un projet sur le collège St Esprit est en discussion avec la direction de l?établissement, pour inclure un module triathlon dans les cours d?éducation physique.
■ Avec combien de clubs travaillez-vous actuellement ?
J?interviens dans les quatre comités régionaux de l?île dont dépendent les clubs. Mon souhait pour la fin 2008, ce serait que tous les clubs de triathlon puissent recevoir des triathlètes et leur donner les bases de cette discipline. L?école mauricienne de Triathlon verra le jour d?ici deux mois et je vais aller dans chaque club, expliquer et épauler les clubs à mettre en place ce projet. Nous allons évaluer les triathlètes sur des compétences et non des performances.
■ Avec tout cela on peut avancer que la relève est assurée?
Le vivier grandit et c?est à nous d?aider les clubs pour que ce dur travail d?apprentissage puisse se faire dans de bonnes conditions. Nous avons quelques très bons éléments et surtout des jeunes qui sont à l?état brut et que nous allons façonner s?ils intègrent le Trust Fund for Excellence in Sports.
Aussi, je me rends compte que le triathlète d?un bon niveau national atteignant ses 18 ans quitte le pays pour poursuivre ses études ou s?entraîner. C?est le cas actuellement de Fabienne St Louis, Jennifer Henrisson et Valéry De Falbaire. Il va falloir composer avec ça, c?est courant sur les îles.
Les 8 et 9 mars prochains se dérouleront en Tunisie les Championnats d?Afrique courte distance de triathlon 2008, dans la ville de Hammamet, à 50 km au sud de Tunis, au bord de la Méditerranée. Hammamet est une magnifique station balnéaire mais aussi un lieu idéal pour la pratique du triathlon. Cet événement consacrera la première édition des Championnats d?Afrique organisée par la Fédération tunisienne et sera qualificative pour les Jeux olympiques de Beijing en août, ainsi qu?aux Championnats du monde Juniors qui se tiendront à Vancouver au Canada, le 7 juin.
La course est ouverte aux athlètes de toutes les nationalités africaines et dans les catégories suivantes : Elite, U/23, toutes catégories : 1,5 km natation, 40 km vélo, 10 km course à pied ; 16-17, 18-19 : 750 m natation, 20 km vélo, 5 km course à pied ; 12-13, 14-15 : 300 m natation, 10 km vélo, 2,5 km course à pied.
Pour la petite histoire, sachez que la Fédération tunisienne de triathlon (FTT) a été créée en octobre 2006. Elle s?est engagée à bâtir les premiers piliers de cette discipline en Tunisie, et afin d?y parvenir, elle a mené sereinement plusieurs projets, sans pour autant brûler les étapes. L?un des objectifs principaux était la promotion du triathlon en tant que sport de masse et de pointe. La FTT est devenue la 7e nation africaine à rejoindre l?International Triathlon Union (ITU) et en même temps à recevoir les honneurs d?organiser les Championnats d?Afrique de Triathlon.
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