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Le fils d?Ingrid Betancourt : «Maman est en train de mourrir»

1 mars 2008, 00:00

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Les derniers otages libérés ont rapporté des nouvelles alarmantes sur l?état de santé de la Franco-colombienne détenue par les Farc.

« Maman, l?être que j?ai de plus cher au monde, est en train de mourir », lance, dans un silence total, le fils d?Ingrid Betancourt, Lorenzo, retenantses larmes.

À ses côtés, l?ex-otage colombienne Consuelo Gonzalez s?effondre. La famille et les proches de la Franco-Colombienne, otage des Farc depuis six ans, ont écouté les nouvelles terribles rapportées par les otages libérés la veille.

Consuelo Gonzalez, libérée en janvier avec l?ancienne directrice de campagne d?Ingrid Betancourt, Clara Rojas, prend alors lentement la parole. Depuis l?Afrique du Sud où il est en visite, Nicolas Sarkozy qui a fait de la libération d?Ingrid Betancourt une priorité, a réclamé un « geste humanitaire » tout en mettant en garde la guérilla.

Concessions Improbables</B>

Le président vénézuélien Hugo Chavez, médiateur important dans toute cette affaire, a pour sa part proposé jeudi la création d?un groupe international de médiation afin de négocier la libération d?otages détenus par les FARC, dont Ingrid Betancourt.

Chavez, en conflit diplomatique avec le président colombien Alvaro Uribe à propos de ses négociations avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie, a assuré que les gouvernements français, brésilien, argentin et équatorien appuyaient son idée d?élargir les pourparlers à d?autres pays.

Après la réussite de deux opérations qui ont permis la libération de six otages, la plupart des observateurs doutent cependant que les FARC acceptent de nouvelles concessions unilatérales.

La proposition de Chavez pourrait toutefois relancer les négociations, qui visent à obtenir la libération de plusieurs dizaines d?otages emblématiques, au premier rang desquels l?ex-sénatrice franco-colombienne Ingrid Betancourt et trois employés américains du département de la Défense.

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