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Le directeur général prend la porte de sortie

24 février 2008, 00:00

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Après des semaines d?agitation, c?est l?accalmie retrouvée aux Éditions de l?océan Indien (EOI), compagnie privée où l?État et la State Investment Corporation sont actionnaires majoritaires. Depuis l?agression physique du directeur financier par un vigile, sur fond d?histoires de c?ur et de règlements de comptes, le conseil d?administration de la compagnie s?est réuni d?urgence en début de semaine pour faire le point sur la situation. Et à la surprise du plus grand nombre, le directeur général de l?entreprise, Devanand Dewkurun, a soumis sa démission jeudi matin.

Dans un communiqué de presse daté de vendredi, les EOI ont tenu à informer le public que « Mr Devanand Dewkurun is no longer an employee of Éditions de l?océan Indien Ltée. As from today any statement, undertaking, commitment and/or declarations by him will not engage in anyway whatsoever Éditions de l?océan Indien Ltée. »

Ce communiqué laconique est signé du « Management ».

<B>« Je suis triste pour l?entreprise »</B>

Le principal intéressé commente son départ précipité avec détachement. « C?est vrai que j?ai soumis ma démission. Je ne vois pas ce qu?il y a autour de la lettre que vous avez reproduite la semaine dernière. Je m?occuperai désormais de mon entreprise. Vous imaginez qu?on a commencé à occuper mon bureau, avant même que je ne quitte la compagnie ! Je suis triste pour l?entreprise et ses employés dans un contexte où il y a de gros défis à relever », soutient Devanand Dewkurun.

En ce qui concerne le conseil d?administration, la présidente Shirin Joomun a précisé que c?est le directeur financier de la compagnie qui a été invité à prendre les commandes des EOI jusqu?à nouvel ordre. « Le Finance Manager a été placé comme Acting General Manager et ce, jusqu?à nouvel ordre. Ce dernier a déjà exercé dans le passé comme General Manager. Il dispose de l?expérience nécessaire pour assumer cette fonction. Tout est rentré dans l?ordre », a déclaré Shirin Joomun.

En dépit de l?apaisement, les employés des EOI se demandent quand l?entreprise connaîtra une véritable stabilité et quand est-ce qu?elle sera dirigée par un leadership fort.

En effet, en l?espace de trois ans, l?institution a changé de directeur à deux reprises.

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