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Rs 54 m remises aux planteurs de Riche-Terre
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Rs 54 m remises aux planteurs de Riche-Terre
L?Etat a fait des heureux. Cent six planteurs qui cultivaient de la canne, sur des terrains à bail repris dans le cadre du projet de zone économique de Tianli, ont reçu, hier, une compensation financière. Un total Rs 54 millions a ainsi été remis aux planteurs au Vaghjee Hall, à Port-Louis, lors d?une cérémonie présidée par le Premier ministre, Navin Ramgoolam. Le barème de cette compensation est de Rs 30 000 par arpent, annuellement, pour une période de sept ans. Le total de la compensation pour ces sept ans a été cependant octroyé d?un trait.
Parmi les 106 planteurs, 20 cas de construction illégale avaient été répertoriés et ils ont été régularisés. Les 86 autres recevront chacun dix perches de terrain dans le cadre de la réforme sucrière. Ces lopins font partie des 2 000 arpents obtenus des sucriers par l?Etat.
«Tou dimounn pe sorti ganian, e bann ti planter e pei pou developmen», affirme Navin Ramgoolam. Il assure aussi que les planteurs de Riche-Terre, ainsi que leurs familles, bénéficieront des emplois qui seront générés par la zone de Tianli. «La région de Riche-Terre va se transformer, tout le monde aura du travail.» Le Premier ministre rappelle aussi que la zone Tianli devrait générer 38 000 emplois directs et 8 000 emplois indirects sur cinq ans. Arvin Boolell, le ministre de l?Agro-industrie quant à lui, souligne les considérations humanitaires qui ont motivé l?octroi de compensation.
Du côté des planteurs, grogne d?une poignée. Il y a en effet litige concernant la surface qu?ils occupaient. Pour d?autres, une reconnaissance exprimée dans l?effusion, à l?image de Ravindra Kumarsingh Bijloll, qui a pris la parole afin de remercier le «Premier ministre qui est un homme de vision, les techniciens du gouvernement et chacha Ramgoolam». Chez beaucoup, cependant, un soulagement. «Nous sommes satisfaits parce que nous avons souffert pendant un an, et là c?est un peu comme si nous recevions un treizième mois», fait ressortir Phalad Mooneshwar, qui a cultivé un terrain de quatre arpents pendant 50 ans.
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