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Deux Allemandes montrent la police du doigt

10 février 2008, 00:00

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Francesca et Léa Wille sont excédées. Ces deux vacancières, victimes d?un vol le 24 janvier alors qu?elles étaient sur la plage de Baie-du-Tombeau, ne veulent plus entendre parler de la police mauricienne. « C?est une farce. Nous ne comprenons pas comment fonctionne la police ici. Au lieu d?être en vacances, nous avons perdu notre temps dans des postes de police et au tribunal, à expliquer ce qui nous est arrivé. Non seulement nous n?avons pas profité de nos vacances, mais nous n?avons pas pu récupérer les affaires qui nous ont été volées », lâchent-elles, furieuses. Et d?affirmer qu?elles ne se rendront pas au tribunal demain où devraient comparaître les voleurs présumés.

Une parade d?identification qui aurait dû se tenir hier matin pour permettre aux deux jeunes vacancières de reconnaître les suspects n?a finalement pas eu lieu.

« Les policiers sont venus nous prendre et nous ont emmenées. Nous avons attendu pendant plus de deux heures dans la voiture sans que personne ne nous donne d?explication. On ne veut plus entendre parler ni de la police ni de cette affaire. Et tant pis pour nos affaires », affirment les deux jeunes femmes, exaspérées.

Évoquant la récente décision de l?État d?inciter les propriétaires à renforcer la sécurité de leurs bungalows et autres campements, l?une des deux vacancières, Francesca Wille, estime que toutes ces mesures ne servent pas à grand-chose si les autorités faillissent à leurs devoirs et ne parviennent pas à mettre la main sur les malfaiteurs. Une opinion partagée par Clarel Bastien-Sylva, propriétaire de la Résidence Le Capitaine, chez qui logent les deux ressortissantes allemandes. « Le gouvernement vante sans cesse l?industrie du tourisme, mais traiter des vacanciers de la sorte met notre tourisme en danger », explique-t-il.

Francesca et Léa, qui prendront l?avion mardi, comptent profiter de leurs derniers jours de vacances et oublier leur mauvaise aventure. Mais une chose est sûre, elles ne comptent plus jamais revenir à Maurice.

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