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Ils gardent confiance en l?avenir
Maurice fait face à de nombreux problèmes et les lauréats le réalisent bel et bien. Ils les évoquent sans complexes. Plusieurs citent l?insécurité, les troubles à l?ordre et à la paix publique, le taux de criminalité en hausse et la violence. C?est le cas de Fong Lien Ng Kwee Kwong, d?Ayesha Aumeeruddy, de Jenny Sandra Cho Lin Wing, de Steffi Ah-Tieng, de Rachel Chan Moy Fat, d?Esha Luxmi Gopee du Queen Elisabeth College (QEC). Un avis que partagent également Kaneesh Munbodh du collège St-Andrews et Iannish Dhana Sadien du Collège Royal de Curepipe.
D?autres craignent la montée du «communalisme» à l?instar de Marie Béatrice Karen Yvon du QEC, qui estime que «les politiciens doivent cesser d?alimenter le ressentiment communal car les divisions entre communautés ne feront pas avancer le pays». Bhushan Chiniah du Collège St-Joseph estime lui que le «communalisme» est «un des plus grands dangers et que pour progresser, il faut être unis». De son côté, Abdool Karrim Namdarkhan du Collège Royal de Port-Louis se dit «attristé par les manifestations de certains groupuscules».
Pour Barkha Mossaë du QEC, «l?inconscience des Mauriciens vis-à-vis de leur environnement fait peur». Nilofer Husnoo du QEC s?inquiète notamment de la congestion routière alors qu?aux yeux d?Avish Durbarry, du Collège Royal de Curepipe, «le danger très présent est la corruption».
<B>Mentalites etriquees</B>
Les mentalités étriquées constituent un problème pour Yohan Denis René au Collège du St-Esprit (CSE). «On juge trop les gens sur leur apparence, leur milieu ou leurs contacts.» Adrian Chu Sin Chung du même établissement scolaire, n?est pas rassuré par «la dépréciation du pouvoir d?achat des Mauriciens». Sylvie Pin Harry du Collège de Lorette de Quatre-Bornes est plus catégorique : le handicap vient de la non-continuité des projets entrepris. «Chaque cinq ans, quand il y a un changement de gouvernement, on arrête les projets commencés et c?est de l?argent et du temps gaspillés. Pour que le pays progresse, il faut impérativement la continuité». Iannish Dhana Sadien parle de la nécessité d?avoir «de bonnes personnes pour prendre les bonnes décisions». Le chômage à Rodrigues préoccupe grandement Cedric Pierre Louis.
Mais malgré ces problèmes, beaucoup, pour ne pas dire presque tous, ont foi en l?avenir et expliquent où résident les solutions. Les plus optimistes sont Kaneesh Munbodh qui considère que «l?économie est devenue plus stable et que le pays est sur la bonne voie» et Avish Durbarry qui trouve «qu?il y a beaucoup d?investisseurs et les indicateurs économiques sont bons». Visham Appadoo du Mahatma Gandhi Institute croit lui dans les réformes du ministre Sithanen. «Je pense qu?elles porteront leurs fruits.» Iannish Dhana Sadien le pense aussi mais considère qu?il faut les «échelonner sur le long terme». Tout comme il pense qu?il ne faut pas mettre tous ses ?ufs dans le même panier, c?est-à-dire «ne miser que sur le tourisme» mais plutôt «diversifier davantage dans le secteur des services».
Cédric Lecordier, du CSE, croit dans le potentiel humain. «Comme le dit l?écrivain Paul-Loup Sulitzer, là où il y a de l?esprit, il y a de l?avenir. Je pense qu?à Maurice, il y a beaucoup d?esprits et donc beaucoup d?avenir». Il est rejoint par Anouchka Appanah, du QEC, qui pense que ce sont «les jeunes qui feront la différence», à commencer par eux, les lauréats, qui «doivent donner l?exemple ». Ayesha Aumeeruddy lui fait écho. «Si davantage d?étudiants rentraient au pays avec leur savoir, on aurait moins de problèmes». Pour Marie Roxana Collet, le développement de Rodrigues passe par l?unité des jeunes «qui doivent travailler main dans la main».
La plus radicale d?entre toutes est Aryama Mokoonlall du collège Dr Maurice Curé. Elle n?entrevoit un avenir brillant pour Maurice que si «de nouvelles personnes prennent en charge le pays». Elle ne pense cependant pas au monde politique. «Le pays a besoin de nouvelles idées dans tous les domaines. Seuls les jeunes pourront amener ces idées mais ils devront être encadrés par les plus âgés qui ont de l?expérience». Tous les rêves sont permis?
<B>Pages realisees par : Christel Dialava, Pauline Etienne, Patrick Hilbert, Joyce Jhabeemissur, Olivier Masson, Valerie Olla, Marie-Annick Savripene Et Kursley Thanay</B>
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