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Denim de l?Ile investit Rs 150 millions dans son extension
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Denim de l?Ile investit Rs 150 millions dans son extension
La progression de l?intégration verticale de Denim de l?Ile (DDI) s?accélère. Elle compte acheter le bâtiment de l?ex-Summit Textiles Ltd (STL), à Rivière-du-Rempart, pour accroître sa capacité de production de jeans. L?investissement dans cette opération est estimé à Rs 150 millions.
«Les négociations sont en bonne voie et nous espérons arriver à un accord d?ici la fin de février. Cette nouvelle unité de DDI sera opérationnelle en juillet», dit Maurice Vigier de Latour, Chief Executive Officer (CEO) de DDI.
Le rachat de ce bâtiment permettra à DDI de recruter encore 300 personnes, ce qui portera son effectif total à 2 500. Au cours des deux dernières années, cet effectif est passé de 1 400 à 2 200.
Actuellement, DDI produit 400 000 pièces de jeans par mois. Cette production a augmenté sensiblement avec l?entrée en opération d?Ocean Denim Ltd (ODL), anciennement Overseas Garments Ltd, qui a été rachetée par DDI au début de l?année dernière. Mais la production devrait atteindre 500 000 pièces de jeans par mois en 2009, avec l?acquisition du bâtiment de STL. La STL a fermé ses portes depuis cinq ans. Elle était aussi dotée d?une filature.
<B>Stratégie d?intégration verticale</B>
DDI produit actuellement 1,2 million de mètres de tissus denim par mois. Environ 50 % de cette production est utilisée pour sa propre confection de jeans. Mais le taux de confection est actuellement inférieur à sa capacité réelle.
«Nous comptons poursuivre notre stratégie d?intégration verticale afin d?augmenter nos parts de marché surtout qu?ODL tourne à plein régime. Notre objectif est d?utiliser une plus large part des tissus que nous produisons pour accroître notre confection de jeans et attirer davantage de gros clients à s?approvisionner à Maurice», ajoute Maurice Vigier de Latour.
Quant au reste de la production de tissus denim, une partie est vendue aux entreprises locales pour la fabrication de jeans pour l?exportation, et une autre est exportée directement, notamment vers des pays de la région et vers l?Europe.
Selon Maurice Vigier de la Tour, il y a eu en 2007, une forte progression, de 20 %, des exportations des produits textiles, contre 15 % en 2006. La raison : les producteurs ont offert aux clients un «package» attrayant au niveau du prix, de la fiabilité, de l?innovation, de la qualité et de la livraison dans les délais fixés.
«Des capitaux étrangers, en particulier européens comme des Italiens dans le cas de DDI, sont venus s?ajouter aux investisseurs mauriciens pour reprendre les usines, hongkongaises et autres, qui avaient fermé leurs portes entre 2001 et 2004. Ils ont fait des investissements massifs dans les nouvelles technologies, le marketing, la formation de la main-d??uvre et la recherche et le développement», dit Maurice Vigier de La Tour.
Mais, à son avis, 2008 démarre avec une combinaison de quatre facteurs négatifs, notamment l?appréciation de la roupie depuis la fin de l?année dernière, attribuée à un excédent de devises sur le marché, le taux d?intérêt très élevé, la hausse des prix des produits pétroliers et l?augmentation généralisée des prix des matières premières.
Changements structurels </B>
«C?est formidable qu?il y ait des investissements directs extérieurs. Il y a, de ce fait, des changements structurels importants dans l?économie avec les développements des produits Integrated Resorts Scheme, du secteur hôtelier, de l?immobilier et des services. La bourse aussi attire des capitaux étrangers. Mais il ne faut pas sacrifier une industrie d?exportation créatrice de richesses et d?emplois à l?émergence de nouveaux secteurs», estime Maurice Vigier de Latour.
Selon lui en 2008 l?industrie manufacturière d?exportation a besoin du soutien total des autorités et de la Banque de Maurice afin que le taux de la roupie reste compétitif.
«Les entreprises textiles mauriciennes empruntent sur le marché local à un taux d?intérêt supérieur à 13 %. La récente hausse de l?huile lourde représente pour DDI uniquement un coût supplémentaire de Rs 2 millions par mois», fait-il ressortir.
Une légère baisse a également été notée dans la demande des produits sportswear de la part des clients traditionnels. C?est dû aux résultats négatifs au niveau des ventes au détail des grands magasins aux Etats-Unis et en Angleterre. Les ventes ont été inférieures aux prévisions à la fin de l?année dernière en raison du début de récession aux Etats-Unis.
Mais l?industrie textile a-t-elle quand même profité de la forte baisse de la roupie en 2006 ? Maurice Vigier de Latour répond «qu?il faut éviter des changements brusques dans le taux de la roupie» et que «nous voulons d?une roupie qui permette aux produits mauriciens de rester compétitifs sur le marché international».
«La baisse de la roupie en 2006 nous a permis de reconquérir des parts de marchés que nous avions perdues au profit d?autres fournisseurs, au Pakistan, en Inde, en Chine et au Bangla Desh. Nous espérons que la roupie va retrouver sa compétitivité car nous ne voulons pas perdre ces clients. D?autant plus que nous avions fait des gros efforts au niveau du prix de vente pour les attirer vers Maurice.»
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