Publicité
L?espoir s?estompe
Las de nous répéter, le sport mauricien n?est pas encore sorti de l?auberge. Au lendemain des 7es Jeux des îles de l?océan Indien, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sylvio Tang, avait réuni les dirigeants des fédérations pour un post-mortem de la performance catastrophique de Maurice à ces Jeux.
?La préparation des JIOI 2011 commence dès maintenant pour nos athlètes?, avait confié, du reste, Sylvio Tang à la presse.
Le Comité national olympique mauricien (CNOM) l?avait rejoint dans ce mouvement. Mieux, il est venu de l?avant, peu après, avec un plan de travail qui devait servir de guide aux fédérations sportives pour éviter la casse aux JIOI 2011 aux Seychelles.
?Les résultats obtenus par l?ensemble des disciplines sportives cette année ne sont pas à la hauteur des espérances? il y a un problème?, avait déclaré le vice-président du CNOM, Vivian Gungaram, dans ces mêmes colonnes.
Six mois après, le constat est loin d?être réjouissant.
Dans un entretien accordé à notre confrère Week-End, Vivian Gungaram souligne : ?Au retour du Club Maurice, le ministère de la Jeunesse et des Sports a commencé une série ? qui n?a malheureusement pas pris fin ? de réunions de discussions avec les fédérations. Le Comité olympique a aussi réuni toutes les fédérations. Les radios privées, comme les journaux, ont engagé un débat avec les dirigeants des fédérations et, une fois de plus, tout le monde était arrivé à la conclusion qu?il était impératif de prendre des actions pour préparer 2011. Mais valeur du jour, je ne vois aucune action et aucun suivi.?
Ces propos du vice-président du CNOM devraient interpeller les autres partenaires du sport dont le MJS et les fédérations. La situation est inquiétante. À ce rythme, on fonce vers une nouvelle humiliation aux JIOI 2011.
?Il est grand temps que les « stakeholders » de notre mouvement sportif décident de ce qu?on veut faire?, a fait ressortir Vivian Gungaram.
Il ne suffit pas de revoir la distribution des tâches des ?Senior Sports Officers? et ?Sports Officers? pour parvenir à relancer le sport.
?Certes, le ministère en tant que facilitateur a un rôle important à jouer, mais c?est se tromper grossièrement que de croire que le MJS va sauver le sport?, a, d?ailleurs, fait remarquer le vice-président du CNOM.
Sylvio Tang a, certes, fait un gros effort de son côté en essayant de mettre un peu d?ordre dans sa maison mais le MJS n?est en fait qu?un maillon de la chaîne. Le plus gros travail devrait être abattu par les fédérations, car, à la fin de la journée, ce sont les résultats et les performances qui détermineront la réussite de notre sport.
Les dirigeants ? à l?exception de quelques-uns ? devraient, au risque de nous répéter, se montrer plus responsables et travailler dans l?intérêt de leurs disciplines.
Le MJS ne peut pas s?ingérer dans la cuisine interne des fédérations mais, en tant que principal bailleur de fonds de notre sport, il peut tout de même exiger des performances.
À un peu plus de trois ans des 8es JIOI, rien n?est encore perdu, diriez-vous. Il suffit d?oser, comme le vice-président du CNOM, et reconnaître que notre système est malade.
Cependant, compte tenu de la manière dont se déroulent les choses, l?espoir s?estompe petit à petit?
Publicité
Publicité
Les plus récents