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Kathak fantasy
«Apporter l?Inde à l?Inde». Foi de critique. C?est en tout cas le compliment tourné dans des articles parus dans la presse indienne qui a le plus touché Anna Patten et Sanedhip Bhimjee, les deux responsables de la troupe Art Academy.
Sans compter qu?ils ont eu l?occasion de se produire à l?ouverture du Mumbai Festival, soirée qui avait l?actrice Hema Malini en vedette. Le tout sur un podium posé juste devant le Gateway of India.
«Imaginez ce que cela représente de montrer notre kathak à un public indien.» Ils ont osé. La troupe d?Art Academy rentre à peine de la Grande Péninsule, après une tournée qui l?a conduite de Delhi à Mumbai, en passant par Jammu au Cachemire. «Honnêtement, nous avions quelques appréhensions question sécurité, mais nous avons découvert des gens extra.»
Point de départ de cette visite organisée dans le cadre du programme d?échange culturel entre l?Inde et Maurice, avec le concours du ministry of External Affairs et l?Indian Council for Cultural Relations, Art Academy faisait partie de la délégation officielle qui a représenté Maurice à la dernière édition du Pravasi Bharatiya Divas, grand-messe de la diaspora indienne qui se tient tous les 9 janvier à Delhi.
<B>Création d?une jupe de séga</B>
Art Academy s?est produite lors de la cérémonie d?ouverture, avec «un mélange de classique et de folklorique, pour finir sur le séga Linite d?Eric Triton». Une pièce intitulée A voyage of experience.
Dans le même ordre d?idée, Art Academy a sorti pour l?occasion «sa» jupe de séga, création de Sanedhip Bhimjee. Flashback. Lors du récent Festival Kreol, le chorégraphe été coordonnateur du concours Kostim séga. Compétition qui appelait les créateurs à relooker la jupe à fleurs. Concours annulé par la suite.
Qu?à cela ne tienne. Sanedhip Bhimjee, également créateur de costumes, a lui imaginé une jupe taillée dans dix mètres de tissus chatoyant. Cousu dans l?ourlet, un discret fil de fer qui accompagne chaque mouvement, lui donnant l?ampleur d?une vague. Un costume qui sera sur scène le 12 mars, pour les festivités marquant les 40 ans de l?indépendance.
Se démarquer des formes classiques. «Depuis 25 ans, Anna a fait progresser le kathak. Elle a conservé la technique, tout en donnant naissance à un nouveau style», explique Sanedhip Bhimjee. Sa partenaire réplique : «Moi, je ne dis pas que je fais de la danse indienne, mais du contemporain. Là-bas, ils sont très Bollywood. Sanedhip a osé dire que c?est du kathak mauricien.» Lui, reprend : «Et puis, vous savez, on n?aime pas faire les choses comme tout le monde.» Eux reviennent avec une invitation pour se produire au prochains Filmfare Awards. «Faudra voir...»
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