Publicité
Dev Hurnam n?a pas dit son dernier mot
Par
Partager cet article
Dev Hurnam n?a pas dit son dernier mot
Dev Hurnam n?en démord pas. Quelques heures seulement après avoir été rayé de la liste des avocats exerçant à Maurice, il a fait part de son intention de faire appel à Londres. « Je suis plus fort que jamais », a déclaré Dev Hurnam peu après l?annonce du verdict. Ce dernier est, en effet, tombé mercredi.
Le Full Bench de la Cour suprême, composé du Senior Puisne Judge Keshoe Parsad Matadeen, et des juges Paul Lam Shang Leen, Premila Balgobin, Eddy Balancy et Saheeda Peeroo, a estimé que l?accusation dont faisait l?objet Dev Hurnam était grave et méritait une sanction. Cette instance a donc décidé de rayer l?avocat du registre des hommes de loi qui pratiquent à Mau-rice. Ce qui vient ainsi mettre fin aux 33 années d?exercice de Dev Hurnam.
Mais loin d?être abattu, ce dernier a estimé que la décision du Full Bench était « injustifiée » et a signifié son intention de se rendre en Angleterre pour « continuer à se battre sur le plan judiciai-re ». Il n?est pas à écarter qu?il présente, par le biais d?une initiative privée, une motion au conseil privé de la reine.
La décision du conseil privé
Dev Hurnam avait été arrêté le 27 avril dernier à la suite de la décision du conseil privé de maintenir la peine de six mois de prison infligée par la cour intermédiaire. Les Law Lords avaient fait ressortir dans leur décision que la faute de Dev Hurnam aurait été de « provide an effective false alibi for Bholah in order to assist him to evade conviction, but it was undoubtedly the intention of the parties to the conspiracy to achieve this object by misleading the police and putting them off the event which would have hindered them in their enquiries into the robbery ». Le principal concerné a, de son côté, toujours nié les faits qui lui sont reprochés.
L?avocat avait fait appel de ce jugement qui le condamnait à six mois de prison pour avoir conseillé à l?un de ses clients, Soobashsing Bholah, de fournir un faux alibi dans le cadre d?une enquête sur le braquage, en l?an 2000, de la State Bank de Grand-Bois, mais en vain. Le jour de son arrestation, Dev Hurnam intervenait sur les ondes d?une radio privée et a été arrêté « en direct ».
Le bouillant avocat avait toutefois tenté de geler l?application du jugement en soumettant quelques heures plus tôt une motion à la Cour suprême. Des « développements récents », avait-il expliqué, justifiaient cette initiative. Soobashsing Bholah serait en effet revenu sur ses propos, affirmant à la police qu?il avait fourni son alibi, avant de s?être offert les services de Dev Hurnam. Ce dernier espérait ainsi que la cour accéderait à sa demande, à savoir, de ne pas appliquer le jugement tant que ces « développements » ne seraient pas tirés au clair.
En cas de refus, l?homme de loi comptait s?en remettre à la commission de pourvoi en grâce. Mais la justice en aura décidé autrement, exécutant, dès l?arrivée des documents, le jugement à l?encontre de l?avocat et ancien parlementaire.
Publicité
Publicité
Les plus récents