Publicité

Un village vulnérable aux intempéries

1 février 2008, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

L?Environmental Protection and Conservation Organisation (EPCO) une Organisation non-gouvernementale, fondée en 1987 est sur le terrain pour faire le constat des sites à risques et pour proposer des solutions aux divers problèmes. Elle a rendu publique son rapport concernant les risques existants suite au changement climatique, à La Gaulette. L?EPCO est une organisation qui lutte pour la protection de l?environnement. Elle a bénéficié du soutien de l?UNDP/GEF/SGP pour la réalisation de cette étude ciblant quatre villages de l?île, notamment, Grand-Gaube, Cap-Malheureux, Quatre-S?urs et La Gaulette.

L?étude de La Gaulette a eu lieu en novembre de l?année dernière. Outre de mettre l?emphase sur certains dangers, elle propose aussi des solutions. A noter que ce lundi, environ 500 mangroves seront plantées par des étudiants à La Gaulette.

L?EPCO a remarqué certaines failles dans ce village. La probabilité que les habitants se retrouvent face aux dangers est conséquente. Ils ont conclu que les maisons se trouvant au bord de la mer sont très vulnérables en cas de cyclone et de raz-de-marée, même si le village est protégé par une barrière corallienne à trois kilomètres de la côte. De plus, autre observation faite est que la montée des eaux risque aussi d?obstruer la principale route du village.

Le centre communautaire situant à cinq mètres au-dessus du niveau de la mer ne sera pas affecté par une éventuelle montée d?eau. Mais l?accès à ce centre de refuge sera quelque peu difficile.

L?étude révèle aussi qu?environ 300 bâtiments notamment, des logements, des commerces et des clubs sociaux se trouvent à moins de cinq mètres au-dessus du niveau de la mer. Elles sont donc des bâtiments à risques.

Risque de sécheresse

A Coteau-Raffin, petit village près de La Gaulette, les membres de l?EPCO déduisent que les maisons incomplètes au bord de la mer sont également vulnérables face à un événement catastrophique.

En cette période cyclonique, les foyers sont exposés à des projectiles. Il y a des objets dans certaines enceintes qui risquent d?être projetés par les rafales. Le rapport explique que dans le passé, les réparations des câbles électriques après le passage d?un cyclone ont été longues. De plus, les risques de dommages sur les réseaux électriques sont toujours élevés à cause de la présence d?arbres près des pylônes et des câbles.

Pour ce qui est de l?eau, ce village est approvisionné par la nappe phréatique de Rivière-Noire. Le stockage d?eau est limité dans la localité. Il y a un risque de pénurie d?eau en cas de période de sécheresse prolongée.

La Gaulette est aussi exposée aux rafales dévastatrices, car elle est située au pied de la chaîne de montagne de Rivière-Noire. La situation ne va pas en s?améliorant. L?absence d?infrastructures dans certaines régions peut causer une inondation.

Pour éviter toutes ces complications, un Adaptation Strategy Plan accompagne ce rapport.

Dans l?immédiat, il est recommandé aux habitants de construire de petites maisons pour l?achever à temps. Le plan préconise aussi de couper toute végétation autour des câbles électriques et propose aux habitants de ne pas déverser directement dans la mer, mais d?utiliser des fosses sceptiques. Pour limiter les dégâts, il est aussi conseillé de planter des mangliers au bord de la mer.

Il est nécessaire que chaque famille ait une trousse de premier secours. L?EPCO propose plusieurs solutions au gouvernement. Parmi figure la construction d?un nouveau centre d?accueil et d?une nouvelle route. L?érosion et l?éboulement de boue peuvent être évités en plantant des vétivers sur les terrains en pentes. De plus, il encourage le gouvernement d?octroyer des facilités pour l?achat de fosses sceptiques. De plus, elle demande à ce que les autorités prennent en considération le changement climatique.

Une bonne partie du plan doit être réalisée avec le soutien international. Il est vital d?avoir des fonds pour cultiver les mangroves et pour l?achat des équipements pour le traitement d?eau.

Keshwar Beeharry-Panray, le président de l?EPCO annonce que cette étude a été choisie dans toute l?Afrique pour être présentée en Egypte lors d?un atelier de travail organisé par le GEF. La présentation sera faite au cours de l?année.

Publicité