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Porte-parole de l?Institut pour la protection des consommateurs

30 janvier 2008, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Vous venez de rencontrer le ministre du Commerce, Rajesh Jeetah. De quoi était-il question ?

Lorsque nous avons été contactés, il était question de discuter de la farine (NdlR : hier). En fait, le débat a porté sur le coût de la vie et nous n?avons pas eu le temps de nous exprimer sur la question.

Pourquoi ?

Le temps de parole a été consacré à des syndicalistes et des représentants de grandes surfaces. Cette façon de convoquer les gens sur un sujet et d?aborder autre chose, c?est de l?amateurisme.

Quelle est donc votre position au sujet de la farine ?

Nous demandons avec l?Association des consommateurs de l?île Maurice une commission d?enquête sur l?importation de la farine. Il y a trop de zones d?ombre concernant le choix de la Turquie, les 50 000 tonnes des Moulins de la Concorde et les 100 000 tonnes de la Chine. On ne connaît même pas les prix.

Que comptez-vous faire ?

Nous allons rencontrer le Premier ministre aujourd?hui pour voir s?il se prononce.

Revenons à la rencontre avec le ministre Jeetah. Qu?en avez-vous appris ?

Nous avons été stupéfaits des raisons des importateurs pour justifier qu?il n?y aura pas de baisse malgré l?appréciation de la roupie. A chaque hausse des devises, ils parlent de tendance mondiale. Là, ils parlent «d?atténuer la tendance haussière sur le marché mondial».

Quid du coût de la vie ?

Avec 40 produits essentiels, nous sommes arrivés à une somme mensuelle de Rs 4 080. Imaginez le calvaire d?un éboueur qui touche Rs 5 200, d?un employé d?usine (Rs 2 700) ou de la sécurité (Rs 3 000).

Que peuvent-ils faire ?

Les consommateurs doivent se débarrasser des mauvaises habitudes. La fidélité aux marques affecte le pouvoir d?achat surtout s?il s?agit de grandes marques.

Changer de comportement ne se fait pas nécessairement aux dépens de la qualité.

Nous devons nous méfier car la tendance à la hausse de l?alimentaire, sur le plan mondial, ne nous met pas à l?abri des possibilités du dumping ou des produits OGM.

Comment se prémunir de tels dangers ?

Nous avons sollicité les autorités dès décembre pour un débat avec tous les partenaires, les organisations non gouvernementales à l?opposition ou les acteurs économiques. Nous devons nous concerter mais nous attendons toujours?

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