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La tomate a la cote d?amour
Florinda Raisonnable a le goût du risque et ne recule devant rien pour atteindre ses objectifs. C?est pour cette raison qu?elle se retrouve parmi les agro-entrepreneurs qui ont investi dans la culture hydroponique de tomates sur un terrain à Cluny appartenant à l?établissement sucrier de Rose-Belle. Elle a créé une compagnie, Hydrotop Limitée.
Plus d?une vingtaine d?agro-entrepreneurs font cette expérience unique en son genre pour réunir autant de personnes autour de ce projet expérimental de culture hydroponique sur un terrain de 14 arpents. Chaque entrepreneur a droit à une superficie de 900 mètres carrés.
Le Food and Agricultural Research Council à qui le ministère de l?Agro-industrie a confié le projet bénéficie de l?aide des experts de l?Agricultural Research and Extension Unit (AREU) et de la Sugar Planters Mechanical Corporation (SPMC).
L?idée de créer cette compagnie n?est pas tombée du ciel mais tout simplement parce qu?un collègue lui apporte, de temps à autre, des tomates pour qu?elle les goûte. «J?ai été vraiment impressionnée par leur qualité jusqu'au jour où ma curiosité m?a poussée à savoir les conditions dans lesquelles poussent les tomates», raconte-t-elle.
Une fonceuse</B>
Et comme son père Sylvio travaillait sur l?établissement sucrier de Mon-Désert-Alma qui est réputé pour la culture hydroponique sur une grande échelle, Florinda ne rate pas l?occasion de visiter la serre.
Florinda décide de battre le fer quand il est chaud . Elle confié un beau, jour à ses proches son rêve : investir dans la culture hydroponique. Elle sollicite l?aide de son oncle, Alain Lucette et d?autres proches, qui prêtent toujours une oreille attentive à son appel. Elle soumet une première demande au Sugar Investment Trust (SIT) pour un lopin de terre à St Avold, à Britannia. La réponse est positive. Florinda met les bouchées doubles pour faire aboutir son projet. Les premières estimations faites pour l?approvisionnement de l?eau et la fourniture d?électricité sont trop élevées. Florinda abandonne l?idée de la culture hydroponique. Elle se contente de cultiver des légumes qui ne nécessitent pas des investissements importants. Elle ne baisse pas les bras pour autant. Elle épluche les journaux et s?intéressent aux annonces qui font état de la disponibilité des terres pour des projets. Florinda tombe sur l?opportunité qui est offerte par la FARC, l?AREU et la sucrerie de Rose-Belle, pour exploiter un terrain à Cluny.
Elle étudie scrupuleusement toutes les conditions qui y sont attachées en compagnie de ses proches qui l?ont promis de réaliser son rêve. Elle soumet sa demande une nouvelle fois à la Banque de développement pour une aide financière. Elle obtient une réponse positive pour financer son projet. Avec l?aide des experts de l?AREU, Florinda achète le matériel nécessaire pour l?hydroponique. «Après avoir évalué le coût, les membres de la compagnie décident finalement de monter la structure requise pour ne pas avoir recours à la main-d??uvre, qui est chère. J?ai été étonnée de voir avec quel enthousiasme ma mère, âgée de 52 ans, aidait à mettre en place la structure métallique de la serre. Ceci pour vous dire à quel point on voudrait voir concrétiser ce projet de culture hydroponique de la tomate.» Qu?en est-il du marché pour écouler les tomates ? «Le sondage que nous avons fait nous révèle que les consommateurs en raffolent dans les supermarchés et dans les hôtels», dit Florinda. Fonceuse, cette habitante de Quatre-Bornes s?investira corps et âme pour réussir. «Je suis optimiste. Je veux me battre pour faire aboutir ce projet».
Du côté du FARC, on encourage les entrepreneurs pour qu?ils se regroupent en coopérative pour une meilleure gestion et pour qu?ils prennent en main leur destinée. «Nous allons leur donner tout notre soutien», dit Jayraj Ramkissoon , directeur du FARC.
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