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In Memoriam

26 novembre 2007, 20:00

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<B>Adieu Bhai Kazi</B>

En voulant prendre un rendez-vous avec Riyaaz Kazi pour une visite de courtoisie du côté de Mahébourg, c?est avec stupeur que j?ai appris que mon ami de toujours était décédé. Je ne voulais pas en croire mes oreilles.

Bhai Kazi et moi, nous avions débuté ensemble dans l?enseignement dans les années 70 au collège New Eton de Vijay Venkatassamy à Rose-Hill. Nous avions fait le même cheminement ensemble et de là nous avions noué une amitié profonde et sincère. Que de souvenirs impérissables avec des moments exaltants passés ensemble. Nous avions connu le Mai 1975 à G.R.N.O. et nous avions vécu ces jours intenses d?émotion au coeur même de la contestation estudiatine à la rue Inkerman. Souvent, à l?hotel Shining, nous avions partagé nos opinions sur divers sujets brûlants de l?actualité. Avec lui j?ai appris la beauté de la langue ourdoue.

Né le 10 novembre 1939 à Ahmedabad en Inde, avec la partition du Pakistan, il partit avec sa famille pour Karachi. C?était la grande déchirure. Certains de sa famille étaient restés en Inde. Avec une maîtrise en sociologie de l?université de Karachi, poussé par le chômage, il partit en bateau pour de plus verts pâturages avec un esprit d?aventure. Il fit escale à Port-Louis et par coïncidence le collège New Eton de Vijay Venkatasamy cherchait désespérément un professeur de sociologie pour enseigner cette matière tout à fait nouvelle dans l?île. Son permis de travail et de séjour obtenu, Kazi y travailla pendant plus d?une décennie. Il avait gagné l?estime et la confiance du proviseur. Avec la liquidation du collège, nous nous sommes séparés mais nous avions gardé un contact soutenu. En 1981, il épousa Farwzilla Ramhimbaccus et il travailla au collège Hamilton et le proviseur Yousouf Khaled était d?une aide précieuse dans ses moments difficiles. Mais l?Immigration l?a néanmoins déporté même s?il avait épousé une Mauricienne avec qui il a eu quatre fils. C?était une épreuve dure pour lui de tout abandonner et sa femme et ses enfants devaient le suivre au Pakistan. Grâce aux efforts inlassables du feu Me Elias Oozeerally, il put retourner au pays pour jouir de ses droits comme un citoyen à part entière.

Kazi était un homme affable, gentil et plein de culture. Il avait un sourire contagieux et aimait plaisanter. Ses élèves l?aimaient beaucoup et en classe il a su forger une discipline et un respect mutuel parmi ses élèves.

Philip LI CHING HUM</B>

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