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«Pas question de présenter des lois bâclées»
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«Pas question de présenter des lois bâclées»
● Comment expliquez-vous qu?un High-Powered Committee (HPC) a été mis sur pied après la publication des projets de loi sur la réforme des lois du travail ?</B>
Ce comité de haute instance, qui a été mis sur pied pour étudier les observations du Bureau international du travail (BIT), n?est pas nouveau. Certains ont voulu faire accroire que le BIT nous a administré une raclée et c?est la raison pour laquelle nous avons confié les deux projets de loi au HPC. Ce qui est totalement faux. Nous sommes en train d?améliorer les versions initiales. Certains syndicalistes ont tenté d?induire la population en erreur. Au fait, ce comité de haute instance est le même que celui qui avait travaillé sur la préparation de l?Employment Relations Bill et de l?Employment Rights Bill. J?avais, dès le départ, indiqué que mon intention est de publier ces deux projets de loi pour, ensuite, recueillir toutes les réactions, dont celles venant des Mauriciens vivant à l?étranger. Ma stratégie est de pratiquer un travail ordonné, transparent et ouvert au dialogue. Depuis que le gouvernement, dans son programme gouvernemental, a parlé de la réforme des lois du travail, beaucoup d?étapes ont été franchies.
«C?est nous, au ministère, qui avons envoyé les commentaires du BIT aux fédérations syndicales. Comment peut-on venir dire que le BIT nous critique ?»
● Pourquoi un tel empressement pour réformer les lois du travail ?</B>
L?Industrial Relations Act de 1973 et le Labour Act ont fait leur temps. Il faut les modifier car Maurice est en pleine transition économique. Il faut enlever les rigidités pour permettre aux étrangers de venir investir à Maurice. Certains refusent même d?investir au pays à cause de ces deux lois. Ils veulent la garantie que leurs intérêts vont être sauvegardés en cas d?actions industrielles. Tous les gouvernements ont tenté de les remplacer mais n?ont jamais pu le faire. Moi, je vais jouer cartes sur table et dans la transparence. Il ne faut pas que les syndicalistes essaient de tout retourner contre moi.
«50 % du travail a déjà été effectué pour ce qui est de l??Employment Relations Bill?. L??Employment Rights Bill? a besoin de plus d?attention.»
● Pensez-vous pouvoir présenter ces deux projets de loi avant la fin de l?année ?</B>
J?avais pris l?engagement de présenter les deux projets avant la fin de cette session parlementaire. Mon calendrier avait été arrêté. Mais je ne m?attendais pas qu?à part les mémorandums en commun des fédérations syndicales, il y aurait d?autres syndicats qui allaient faire des représentations séparément. Maintenant, nous nous retrouvons avec quatre documents : les mémoires du front commun des syndicats et ceux des syndicats individuels, du BIT et de la Mauritius Employers Federation (MEF). D?où l?idée de retourner devant le HPC qui avait produit les deux projets de loi. Il n?y a jamais eu de raclée de la part du BIT, comme veulent le faire croire les syndicats. La preuve : c?est nous, au ministère, qui avons envoyé les commentaires du BIT aux fédérations syndicales. Comment peut-on venir dire que le BIT nous critique ? Tout ceci s?inscrit dans le cadre d?un dialogue avec toutes les parties concernées.
● <B>Que va-t-il se passer maintenant ?</B>
Le HPC est en présence de toutes les réactions découlant de ces deux projets de loi. Le travail se fait très vite. 50 % du travail a déjà été effectué pour ce qui est de l?Employment Relations Bill. L?Employment Rights Bill a besoin de plus d?attention. Je ne peux en dire plus pour le moment car un nouveau document sera présenté au conseil des ministres pour améliorer les deux projets de loi. Une fois cette étape franchie, nous allons revenir avec les syndicats et la MEF pour faire part de la décision du Conseil des ministres. Nous allons faire de notre mieux pour tenter de présenter ce projet de loi cette année. Nous n?allons pas présenter un travail bâclé en raison de la fin de cette session parlementaire qui arrive à grands pas.
ropos recueillis par <B>Jean-Denis PERMAL</B>
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