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Rudd, une nouvelle génération à la barre de l?Australie
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Rudd, une nouvelle génération à la barre de l?Australie
Appelé à devenir le nouveau Premier ministre australien après la victoire de son Parti travailliste aux élections législatives de samedi, Kevin Rudd se veut l'incarnation d'une nouvelle génération politique.
Tombeur de John Howard, 68 ans, dont le Parti libéral était au pouvoir depuis onze ans, Rudd est âgé de 18 ans son cadet et avait fait campagne en promettant un changement générationnel.
«Je veux mettre de côté les vieilles batailles du pays, les vieux antagonismes entre business et syndicats, entre croissance et environnement. Il est temps qu'un nouveau chapitre de notre nation commence», s'est-il exclamé à l'annonce de sa victoire.
Rudd a annoncé qu'il romprait rapidement avec la politique de son prédécesseur en signant le protocole de Kyoto sur le réchauffement climatique et en retirant d?Irak les troupes combattantes australiennes.
Il a aussi fait part de son intention d'abroger la législation du travail controversée adoptée sous le règne de Howard et d'améliorer la situation dans les secteurs de la santé et de l'éducation, promettant notamment un système scolaire «numérique» où chaque élève disposerait d'un ordinateur.
Comme Tony Blair avec le Labour britannique, Rudd a débarrassé son Parti travailliste de son credo de dépenses publiques, militant pour des réductions d'impôts et un budget en équilibre.
«Changer les choses»
Tout en réaffirmant que les Etats-Unis étaient un «grand ami et allié» de l'Australie, il devrait conduire une politique étrangère plus indépendante que par le passé et forger des liens plus étroits avec la Chine, dont cet ancien diplomate parle la langue.
Selon son biographe Nicholas Stuart, les Australiens ne connaissent pas encore très bien leur nouveau Premier ministre, un homme marié qui cultive la morale chrétienne et se décrit comme économiquement conservateur.
Originaire d'une famille modeste d'une petite ville du Queensland, Rudd a épousé en 1981 une camarade d'université qui gère aujourd'hui une agence de placement prospère et lui a donné trois enfants.
Lui-même est diplômé de chinois et sciences politiques de l'université de Canberra, qui lui a ouvert la carrière diplomatique. Il occupera par la suite des postes à Stockhlom et Pékin avant de se mettre au service du Labor dans le Queensland.
Elu député au Parlement national en 1988, il s'y fera remarquer en concluant sa première intervention par ces mots: «Je n'ai pas l'intention d'être ici pour le simple plaisir d'être ici. Mon intention, et celle des mes collègues, sont de changer les choses.»
Promu porte-parole de son parti pour les affaires étrangères en 2001, il n'en a été élu leader qu'il y a un an.
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