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Pinceaux fraîcheur
On est comme cela à 17 ans. On a des rêves. On ne se contente pas de les rêver. On se donne les moyens de les réaliser. Ils sont trois. Presque des mousquetaires. Qui jouent du pinceau.
Stéphane Doger de Spéville, Frédérique Corson et Nadia de Robillard exposent dix tableaux chacun du 30 novembre au 2 décembre à la salle polyvalente de la Galerie des Iles à Curepipe. Puis du 3 au 9 décembre dans la galerie marchande du même lieu.
Trois natures qui n?ont rien de mortes, ont posé un instant dans les cours de Charlie d?Hotman. Alors, avant de s?envoler, qui au Canada, qui en Europe, qui en Afrique du Sud, pour des études secondaires, ils se sont mis en tête d?ouvrir au monde les ruelles de leur méandre intérieur.
Chez Stéphane Doger de Spéville, futur architecte, on dira, sans mauvais jeu de mots que tout est carré, rangé, ordonné. Les quatre pièces de son ensemble de gerbes par exemple, forment un tout géométrique. Rien ne dépasse. Et le fait qu?un bouquet semble poser à l?envers relève plus du style que de l?envie d?interpeller.
La plus loquace des trois, «Fred» Corson, est tout aussi volubile sur la toile. Ses chinoises parlent un langage qui mélange l?imprimé, le collé, le dessiné. Feuille d?or, trait au crayon, dentelles et écriture de l?auteur se disputent un même espace. Ses Mornes ? certes vus de l?Ilot Fortier ? sont présentés dans un tapage de mauves et de bleu. Que le format soit grand ou seulement un petit carré de canvas noir, Fred veut tout dire. Trop dire peut-être.
A l?opposé de Nadia de Robillard. Jeu de miroir. Pour que s?exprime le trait. Nadia se cache derrière l?interprétation. Laissant le trait ? à sa place ? monter, descendre. Devenir rouge sang ou blanc incandescent.
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