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On ne badine pas avec Tintin?

24 novembre 2007, 00:00

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Une peine de un à deux mois de prison avec sursis a été requise avant-hier au tribunal correctionnel de Nantes, contre un employé des transports publics de 38 ans poursuivi pour «contrefaçon» pour avoir vendu sur Internet 200 aventures contrefaites de son héros de papier favori.

La société Moulinsart, qui défend les intérêts de la veuve de l?auteur et édite les albums des authentiques aventures du petit reporter, a demandé 35 000 euros de dommages et intérêts, ainsi qu?une publication judiciaire «pour montrer qu?on ne badine pas avec Tintin», a dit son avocat à l?audience.

Le jugement a été mis en délibéré au 5 décembre.

Selon le prévenu, il s?agissait de «parodies» de l?oeuvre de Hergé, achetées aux puces ou sur Internet puis reproduites et reliées dans un atelier de reprographie. L?homme dit avoir fait 1 000 euros de profits entre 2000 et 2006. Depuis la mort de Hergé, père de Tintin, en 1983, quelque 300 «adaptations» de son oeuvre ont été éditées dans le monde par des passionnés. Certaines d?entre elles, farfelues ou politiquement engagées (Tintin en Irak, La vie sexuelle de Tintin...), portent atteinte à l?image du reporter selon la société Moulinsart». «Ce n?est pas parce que Tintin est rentré dans l?inconscient collectif qu?il fait partie du patrimoine collectif», a dit à l?audience Me Claude Prévot, l?avocate de la société.

L?avocat du prévenu plaide la relaxe.

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