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Condamnation d?une Saoudienne violée, une «honte» pour Hillary Clinton

23 novembre 2007, 00:00

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La condamnation à 200 coups de fouets et six mois de prison d?une Saoudienne victime d?un viol collectif est «une honte», a estimé avant-hier Hillary Clinton, la favorite démocrate pour la présidentielle américaine, critiquant le manque de réaction de la Maison-Blanche.

Estimant qu?il y avait eu «certains progrès depuis, mais pas assez», elle a qualifié la condamnation de la victime saoudienne de «honte». L?ex-Première dame des Etats-Unis a appelé le président américain George W. Bush à demander au roi Abdallah d?Arabie saoudite d?annuler les «poursuites» contre la jeune femme.

Un autre candidat démocrate à la présidence, le sénateur Joseph Biden, co-auteur d?une loi demandant une stratégie internationale contre les violences faites aux femmes, a également condamné la sentence de la justice saoudienne. «Je suis indigné par la décision de la cour saoudienne de punir la victime d?un brutal viol collectif», a indiqué Biden, président de la commission des relations internationales du Sénat, dans un communiqué.«J?en appelle également au roi Abdallah pour qu?il exerce ses pouvoirs et annule la sentence si les tribunaux saoudiens ne le font pas immédiatement» a-t-il ajouté.

Mardi, le porte-parole du département d?Etat avait qualifié la sentence contre la jeune Saoudienne d?«étonnante», sans aller plus loin.

Wahhabisme et charia

Pour sa part, Frances Townsend, conseillère du président américain George W. Bush pour la Sécurité intérieure et la lutte antiterroriste, avait jugé l?affaire «absolument répréhensible» sur la chaîne de télévision CNN. Mais elle avait refusé de s?en prendre dans cette affaire au gouvernement saoudien.

La jeune femme de 19 ans a été reconnue coupable de s?être trouvée au moment de son viol dans une voiture en compagnie d?un homme n?appartenant pas à sa famille, selon la presse.

L?Arabie saoudite est régie par les principes du wahhabisme, une interprétation très stricte de la charia. Les femmes, qui n?ont pas le droit de conduire, ne doivent pas se trouver en présence d?hommes qui ne sont pas de leur famille et doivent se couvrir de la tête aux pieds en public.

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