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Mission presque accomplie pour Saint-André
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Mission presque accomplie pour Saint-André
Les Réunionnaises en finale. Le contraire aurait été surprenant. Hier, lors de la première demi-finale féminine de cette Coupe des clubs de l?océan Indien, le HBF St André n?a pas eu vraiment de peine pour écarter l?USBBRH de sa route avec une victoire nette de 32 à 12. En finale, demain, elles devront rencontrer les Mauriciennes du Curepipe Starlight ou les Mahoraises de Kani Keli.
USBBRH contre St André, c?était du déjà vu la veille, en phase préliminaire. Les Réunionnaises n?avaient pas eu de problèmes contre des Mauriciennes, inférieures dans tous les compartiments du jeu.
Mais hier, les handballeuses des Villes soeurs ont fait une bonne entame de match. Une défense agressive qui accula leurs adversaires. L?entraîneur de St André, Didier Cologni, dut même prendre un temps mort dans les premières trois minutes de jeu pour ?réveiller et redynamiser? ses troupes.
Le réveil des championnes sortantes ne se fit pas attendre. Si la défense de l?USBBRH tenait tant bien que mal, l?attaque ne fonctionnait pas vraiment. De nombreuses pertes de balle qu?exploitèrent les Christine Bartholot et Aline Ducap en montées de balle rapides. A la mi-temps, elles avaient déjà une confortable avance.
En deuxième période, les St Andréennes passèrent à la vitesse supérieure. En même temps, les accrochages se multipliaient, notamment celle entre Tania Nice et Elodie Jules à queelques minutes de la fin. En quelque sorte, c?était des signes de détresse de l?USBBRH.
Mais l?entraîneur réunionnais n?en avait cure. Pour lui, le plus important était de bien terminer le match. ?Il nous fallait ne pas rentrer dans les petits combats?, soulignait-il après la rencontre. Toujours en quête de la philosophie en sport, il lança : ?Si je vais sur le chemin du je m?en fous, je me retrouve sur celui de si j?avais su? en expliquant que si sa joueuse avait réagi violemment, elle aurait reçu un carton rouge direct et aurait raté la finale. ?Mon conseil envers l?entraîneur adverse c?est de ne pas faire ses filles sortir du handball. Il y a du potentiel dans cette équipe. Nous, entraîneurs, nous sommes les exemples. Il faut surveiller son discours avec les filles et avec l?arbitre?, renchérit-il.
Et quid de la finale ? ?Toute finale doit être vécue comme un moment important dans la vie de tout sportif. L?erreur pour nous, serait un excès de confiance?, fit-il ressortir. Les Réunionnaises partent évidemment avec les faveurs des pronostics. Déjà, avec des filles comme Josette Doré, Ericka et Tania Nice, l?équipe de St André était inaccessible. Or, l?équipe sera renforcée aujourd?hui de deux titulaires, Laura Alide et Colette Soba (dix-huit buts à eux deux dans l?édition de la CCCOI 2006 à Mayotte). Elles n?avaient pu faire le déplacement depuis le début de la compétition pour des raisons professionnelles. ?C?est important ce genre de rendez-vous. Cela permet de souder un groupe. On vit des choses ensemble et quand ça se passe mal, on pense à ces moments passés ensemble?, laissait entendre le mentor réunionnais.
Déjà, quand on a cet état d?esprit, on a une longueur d?avance sur les adversaires. En plus d?être mieux armées techniquement que toutes les autres équipes, on voit mal les Réunionnaises perdre en finale que ce soit face aux Mauriciennes ou aux Mahoraises.
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