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Trois journalistes inculpés de diffusion de fausses nouvelles
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Trois journalistes inculpés de diffusion de fausses nouvelles
Les trois journalistes arrêtés mercredi pour diffusion de fausses nouvelles ont comparu hier devant le tribunal de troisième division de Port-Louis. Gérard Cateaux, rédacteur en chef de l?hebdomadaire Week-End, a été provisoirement inculpé de diffusion de fausses nouvelles, tandis que Josian Valère et Anabelle Volbert, respectivement journaliste et présentatrice chez Radio Plus, font, eux, l?objet d?une charge provisoire de diffusing false news et de criminal defamation.
Devant le tribunal, la police n?a pas objecté à liberté conditionnelle des prévenus. Le magistrat a fixé le montant de la caution à Rs 4 000 pour chacun d?eux, montant qu?ils ont réglé. Ils ont aussi chacun signé un engagement de Rs 25 000. Ils sont de plus interdits de quitter le pays.
Il est reproché à Gérard Cateaux d?avoir publié un articulet sous la rubrique Ça va se savoir dans l?édition de dimanche de Week-End. La nouvelle se réfère à une importante somme d?argent qui aurait été découverte dans un casier (locker) d?un poste de police des Plaines-Wilhems. Répondant aux enquêteurs, Gérard Cateaux a déclaré que la rubrique est élaborée par plusieurs journalistes. L?enquête est confiée à une équipe dirigée par l?assistant surintendant Heman Jangi.
Le lendemain de cette publication, Radio Plus reprenait les éléments de cette nouvelle, en précisant que la somme était de Rs 4,7 millions. Dans une déclaration faite à l?express hier soir, Annabelle Volbert a dit que sa tâche est de lire à la radio les textes qui lui sont remis. «Je ne suis pas d?accord avec mon arrestation», a-t-elle confié.
<B>Un an de prison maximum</B>
Répondant aux questions de l?express hier soir, Me Kishore Pertab, avocat, a cité l?article 299 du code pénal : La publication, diffusion ou reproduction, par n?importe quel moyen, de nouvelles fausses ou de nouvelles vraies en elles-mêmes mais altérées en une ou plusieurs de leurs parties, ou mensongèrement attribuées à des tiers, lorsque la publication, la diffusion ou la reproduction est de nature à troubler la paix publique, sera punie, si l?offense a été commise au moyen de paroles, d?une amende ne dépassant pas Rs 10 000 et d?un terme d?emprisonnement ne dépassant pas un an.»
«Si l?offense est commise au moyen d?écrits, de journaux, pamphlets ou d?imprimés ou par n?importe quel autre moyen de paroles, une amende d?au moins Rs 20 000 et un terme d?emprisonnement ne dépassant pas un an est imposable si le prévenu n?établit que la publication, la diffusion ou la reproduction incriminée a été faite de bonne foi et après vérification suffisante.»
Les trois prévenus étaient très tôt hier matin dans les locaux de la New Court House. D?autres journalistes étaient venus leur apporter leur soutien, de même que le syndicaliste Rashid Imrith et deux anciens lord-maires de Port-Louis, Gérard Nina et Moorghesh Veerabadren.
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