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L?obscurité totale inquiète les résidents

22 novembre 2007, 00:00

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Vela Gounden, porte-parole des Forces-vives de Souillac, Chaudranee Bonomally, Sunil Sam et d?autres habitants du Morcellement Union-Ducray, connu également comme Morcellement Gris-Gris, trouvent inadmissible qu?un morcellement ne soit pas pourvu de lampadaires. «Nous sommes révoltés par l?insécurité qui y règne pendant la nuit. C?est l?obscurité totale dans le morcellement. Nous devons rentrer plus tôt chez nous pour que nous ne soyons pas victimes de vols par des malfrats qui rôdent parfois dans les parages.» Il rappelle qu?un jeune homme a été victime de sévices sexuels il y a tout juste un an. Il empruntait une route de cette localité, menant vers la plage de Gris-Gris et avait été attaqué un dimanche soir par des individus qui roulaient à bord d?un 4x4. Les malfaiteurs l?ont forcé à prendre place au bord de ce véhicule pour ensuite abuser de lui dans un champ de cannes dans la localité.

Vela Gounden demande au conseil des districts de Grand-Port-Savanne d?investir pour éclairer au plus vite ce morcellement de 360 lots où des Mauriciens et des étrangers viennent construire leurs maisons.

Prem Boodena, vice-président du conseil des districts de Grand-Port- Savanne, pousse la balle dans le camp du gestionnaire Sagiterre. «Cette compagnie aurait dû prévoir un budget pour l?éclairage. Notre budget ne nous permet pas d?investir dans un nouveau réseau d?électricité. Les propriétaires qui ont fait l?acquisition de terres dans cette zone doivent retourner vers le gestionnaire pour trouver des solutions à ce problème. Chacun doit prendre ses responsabilités», dit-il.

Mais Vela Gounden n?est pas de cet avis : «Pas question que le conseil laisse perdurer cette situation en avançant qu?il n?y pas de fonds pour installer des lampadaires. Le conseil des districts doit en trouver et investir pour la sécurité des citoyens. Les officiers du conseil qui siégeaient au Morcellement Board à cette époque, auraient dû vérifier si les critères avaient été respectés par les promoteurs avant de leur accorder le feu vert pour le morcellement».

«Pas de retraite paisible»</B>

Selon Vela Gouden, malgré le soutien des officiers de police de Souillac qui effectuent des patrouilles régulières à cet endroit, il s?avère nécessaire que des lampadaires soient installés dans les zones à risque pour décourager les malfrats.

Chaudranee Bonomally, d?origine mauricienne, a épousé un Français. Le couple est venu s?installer dans le Morcellement Gris-Gris il y a deux ans. Il y a construit sa maison. «Nous qui pensions pouvoir profiter d?une retraite paisible. Or, nous vivons constamment dans la peur. Nous sommes obligés d?éviter de sortir pour une tournée au bord de la plage. Les multiples démarches, par voie de pétitions sont restées vaines», regrette le couple. Ian Pierre se joint aux habitants pour demander aux autorités d?honorer leurs promesses.

Bernard Desveaux de Marigny, de la Société d?Aménagement et de Gestion Immobilière (Sagiterre) avance que le 4 mars 2002, dans un courrier qui lui a été adressé, le conseil des districts de Grand-Port-Savanne reconnaît que Sagiterre a rempli favorablement toutes les conditions pour obtenir son permis. Un deuxième courrier en date du 14 juin de la même indique que le conseil «has no objection for the morcellement permit».

«Si le conseil avait exige un disposiif d?éclairage avant d?accorder le permis nous aurions certainement respecté cette condition. Comme cela n?a été mentionné pourquoi ce serait à nous d?encourir les frais pour régler ce problème» ?, déclare le porte-parole de Sagiterre.

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