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La polémique sur la farine enfle entre LMLC et la STC
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La polémique sur la farine enfle entre LMLC et la STC
Les Moulins de la Concorde réagissent au sujet de l?importation de farine. Ses dirigeants se sont réunis hier soir. Ils publient ce matin un communiqué expliquant leur position par rapport à l?annulation de l?appel d?offres pour l?approvisionnement en farine de la State Trading Corporation (STC) et l?éventualité d?un achat auprès d?un pays étranger, tel la Chine.
«Nous comprenons que la STC, suite à l?offre de LMLC pour la fourniture de farine en 2008, a pris des contacts à travers le monde pour négocier l?approvisionnement en farine pour l?année 2008. On se retrouve donc à la case départ, c?est-à-dire la réintroduction des négociations à la place d?appels d?offres transparents», écrit LMLC. «Négocier après réception des offres soumises au terme du tender, avec de nouveaux opérateurs, va à l?encontre et fausse complètement les règles de la compétition.»
Elle explique « qu?entre octobre 2006 et octobre 2007, le prix du blé a augmenté d?environ 80 % et celui du fret de 100 % ».
La direction de cette minoterie fait ressortir un des termes de l?appel d?offres : «Bidders are informed that the wheat flour shall be used mainly by backeries for the manufacturing of bread (similar of french bread).»
De plus, la minoterie insiste sur les coûts locaux pour la production de farine, qui représentent une valeur ajoutée.
LMLC exprime des craintes quant aux éleveurs. Ils risquent de se retrouver sans son. Car cette compagnie vend chaque année 25 000 tonnes de son de blé aux éleveurs, mais elle ne pourra plus le faire si elle cesse de produire.
La Chine une des possibilités</B>
La STC, de son côté, affirme considérer des mesures urgentes pour pallier tout manque de farine sur le marché. «Nous sommes en train d?étudier toutes les options pour assurer l?approvisionnement du pays en farine pour l?année prochaine. Nous avons des consultations avec le gouvernement à ce sujet», indique Ranjit Singh Soomaroah, le General Manager de la STC. La Chine est une des sources d?approvisionnement à l?étude. Les autres possibilités sont l?Inde et la Turquie, fait-il ressortir lors d?un point de presse hier à Port-Louis.
Ranjit Singh Soomaroah avance, d?autre part, que l?organisme «est en train de faire tout ce qui est possible pour qu?il n?y ait pas de nouvelles augmentations de prix de farine».
La STC a annulé la semaine dernière l?exercice d?appel d?offres pour l?achat de 47 000 tonnes de farine, soit la moitié des besoins du pays estimés pour la prochaine année. LMLC, l?unique soumissionnaire, avait chiffré un prix trop élevé au goût de l?organisme parapublic. D?où sa décision d?annuler tout l?exercice d?appel d?offres.
La STC a réaffirmé hier que le prix coté par LMLC représentait une hausse de 73 % sur le prix de l?année en cours. Ce que nie LMLC, qui parle de 52 %.
Les nouvelles options en terme d?approvisionnement dont fait état la STC comprennent aussi la possibilité d?avoir recours à des fournisseurs sans passer par un nouvel exercice d?appel d?offres.
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