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L?ex-compagnon d?Angèle Lecoq arrêté pour violence conjugale

20 novembre 2007, 00:00

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«Je veux maintenant vivre une vie tranquille», dit Angèle Lecoq, 26 ans, d?une voix douce. Elle s?est retranchée chez des proches et ne veut pas donner d?indication quant à son lieu de résidence.

Femme battue, elle avait porté plainte, le lundi 5 novembre, contre Jean-Marc Bigaignon, 27 ans, son ancien compagnon. Elle avait déclaré qu?il l?avait sauvagement agressée le samedi précédent.

Jean-Marc Bigaignon s?est constitué prisonnier en compagnie de son avocat, Me Ashwin Kandhai, hier. Il a repoussé les allégations formulées contre lui.

Réagissant à l?arrestation de celui dont elle a partagé la vie pendant sept ans, Angèle dit se sentir dans le vide après tout le traumatisme qu?elle a subi. «Tou letan mo ti siport li, mo ti kroir li pou sanze.»

L?incident du 3 novembre s?est produit vers 15 heures, quand Angèle a été forcée à prendre place dans une voiture dans laquelle se trouvait Jean-Marc Bigaignon, dit-elle. Ce dernier l?aurait contrainte à l?accompagner chez lui à Camp-Levieux, Rose-Hill. Là, l?homme lui aurait dit qu?il voulait avoir des relations sexuelles avec elle.

Elle lui aurait répondu qu?elle porterait plainte pour viol. Cette menace aurait mis fin aux exigences de son agresseur mais, par contre, celui-ci l?aurait alors violemment frappée. Elle se serait évanouie lorsqu?il aurait éteint une cigarette sur son dos? Quand elle a repris connaissance, dit Angèle, l?homme dormait. Elle s?est rendu compte qu?on lui avait coupé les cheveux. Elle s?est enfuie et a pu regagner le domicile de sa mère après 22 heures ce soir-là.

En fin d?après-midi d?hier, Angèle a été convoquée au bureau de la Criminal Investigation Division de Stanley pour une confrontation avec le suspect. Elle dit qu?elle a pu confirmer qu?il s?agissait bien de son ex-compagnon.

Angèle Lecoq se dit prête à admettre que ses deux enfants, âgés de cinq et trois ans, soient considérés «orphelins» de père plutôt que de considérer Jean-Marc Bigaignon comme tel. Heureusement, dit-elle, ses enfants sont pris en charge par sa mère et son beau-père.

Pendant les premières années de leur vie conjugale, Jean-Marc était employé comme électricien. Mais alors qu?elle était déjà mère de son premier fils, les relations du couple se sont détériorées : Jean-Marc avait une liaison, assure-t-elle. Le couple se sépare pendant deux semaines, puis se remet ensemble. Six mois après, Angèle est enceinte de son deuxième enfant. Jean-Marc insiste pour garder l?enfant. Mais, selon Angèle, «mes deux enfants ont assisté aux actes de violence de leur père ».

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