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19 novembre 2007, 00:00

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Et si ce visa n?existe plus, la «Mauritius Film Development Corporation» ( MFDC) fait tout pour le mériter. Car c?est à se demander à quoi elle joue.

Avec le Festival international de court métrage organisé cette semaine, les questions quant à l?accomplissement de la mission de la MFDC refont surface. L?action culturelle française vient redire combien est douloureux ce dossier. Surtout quand on sait que pour Ile courts, la participation de la MFDC se limite à la logistique. En clair : des voitures avec chauffeur pour véhiculer les invités étrangers du festival.

Ce feuilleton de série Z a débuté peu après la prise de poste de la directrice, Kamla Ramyead, en mars de cette année. Qu?elle a été l?un des premiers dossiers dont s?est occupée la directrice de l?organisme chargé de la promotion du cinéma à Maurice ?

L?organisation d?ateliers de formation diriez-vous ? Non. Soutien aux équipes de tournage venues de l?étranger. Encore non. Tenue de séance découverte alors. Toujours non.

Sa première casserole sur le feu relevait plus d?une question d?intendance. Celle des locaux de la MFDC. Après avoir déménagé de Rose-Hill pour Pailles en décembre, l?institution a quitté Pailles pour Floréal en juin. Déménagement précipité par les habitants de Pailles, qui voyait en la MFDC un squatter de «leur» centre polyvalent.

Un déménagement accompagné du commentaire sarcastique du président de la MFDC, Christian Nayna : «Floréal est connu pour son humidité et ses pluies incessantes. Ce climat risque d?endommager les équipements cinématographiques. En sus de cela, on a choisi un genre d?appartement qui ne fera pas honneur aux artistes étrangers qui se déplacent à Maurice.»

Sans compter que ce président s?est trouvé en conflit avec la directrice quand il venu dire qu?il n?était pas au courant du déménagement. Sans compter que deux caméras ? d?une valeur de Rs 2 millions ? ont disparu. Sans compter que la MFDC est restée dans des cartons pendant de nombreux mois, paralysant ses services.

Depuis pas l?ombre d?un festival. Pas de soupçon de concours. C?est sûr, la directrice n?est pas du milieu cinématographique. Cela ne doit pas devenir un prétexte pour décourager les bonnes volontés. Assez de cinéma. Les spectateurs veulent de l?action.

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