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La mode et ses métiers

17 novembre 2007, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le secteur de la mode est souvent perçu comme un monde féerique où se côtoient stars, strass et paillettes. Les métiers de la mode ont toujours eu la cote, pourtant, même s?ils sont générateurs de rêve, il faut savoir qu?ils sont très exigeants. Que vous souhaitiez devenir styliste, brodeuse, tailleur, photographe ou chef de produit, il vous faudra faire preuve de talent et de persévérance, avant d?être reconnu comme un professionnel.

La mode et le glamour qui l?accompagnent n?ont jamais été autant mis en avant ces dernières semaines dans notre île, suite à la venue de mannequins étrangers, et de concours en tout genre. Cerise sur le gâteau, Odysseus Events lance un festival de la mode la semai-ne prochaine.

Le métier le plus connu, c?est bien-sûr celui de styliste. À l?affût des tendances, il ne se contente pas de dessiner des vêtements : il doit aussi concevoir ses modèles sans oublier les contraintes techniques qui font qu?un vêtement est réalisable ou non. Imagination, originalité et intuition sont, bien sûr, nécessaires. Mais le styliste doit aussi savoir se vendre et se plier aux contraintes de marketing de ses employeurs, tout en préservant sa créativité.

« C?est un métier qui demande beaucoup de rigueur et de créativité. Il faut sans cesse se renouveler et suivre les tendances qui ne cessent d?évoluer, de se perpétuer. On ne s?habille pas aujourd?hui comme il y a vingt ans, donc pour moi le métier de styliste c?est faire preuve d?une imagination continue ! », affirme Mario Guillot, directeur et styliste de 4Play. Styliste, couturier ou encore top modèle, la mode recouvre plus d?une centaine de domaines.

« La profession de mannequin a souvent été un métier qu?on assimile à la facilité. Genre : on ne fait pas grand-chose et on est bien payés. Alors que nous les mannequins, nous devons souvent nous armer de patience pour décrocher des contrats? », déclare X, mannequin free-lance. En tout cas, chapeau à ceux qui nous font rêver en faisant de la mode le seul luxe accessible à tous !

MINA BENMERZOUGA, MANNEQUIN PROFESSIONNEL

Pour parler mode, Mina, de passage à Maurice, est très bien placée. Du haut de son 1 mètre 76, cette superbe jeune fille de 26 ans est mannequin free-lance depuis un an. Elle défilera lors de la Nuit de la mode, le 24 novembre, ainsi que pour le Salon de la Mode qui se déroulera la même semaine au centre Swami Vivekananda, à Pailles, du 21 au 25 novembre.

Pour elle, être mannequin ce n?est pas juste monter sur un podium et se faire prendre en photo, mais c?est aussi représenter la mode. « Depuis plusieurs années, elle gagne en importance. Être mannequin, c?est participer à l?évolution de la mode pour montrer du rêve aux gens, que la mode évolue, et que chacun peut trouver son style. Représentons la mode à notre façon. »

Et on a du mal à croire que cette belle fille a été, au départ, peu attirée par le mannequinnat. « J?ai souvent eu des propositions, mais je n?ai jamais fait des démarches par moi-même. Mais depuis que je commence à m?immerger dans ce domaine, j?apprécie ce qu?il m?offre. Cela s?apparente un peu au métier d?actrice où, en endossant un vêtement particulier, on devient un peu quelqu?un d?autre. Pour moi, ce sont aussi les stars qui véhiculent la mode, et si Jennifer Lopez ou Madonna se mettent à porter des chapeaux, par exemple, la moitié de la Terre en fera autant. » La mode et ses paillettes, Mina commence à en connaître les facettes, on ne peut que lui souhaiter de continuer.

K?NIG, DIRECTRICE DE « ONEMODELS MANAGEMENT »

Pour ceux qui connaissent la mode à Maurice, le nom de Pitchoune K?nig est souvent une référence. Ce petit bout de femme blonde, à l?énergie communicative, est directrice depuis un an de l?agence de mannequins OneModels. Elle a réussi à se forger une réputation et tient aujourd?hui dans son agence un booking de plus de 200 personnes, du bébé à l?adulte de 77 ans, comme elle le précise. Quand on demande à Pitchoune pourquoi elle se sent si bien dans cet univers, elle répond : « La mode et tout ce qui s?y rattache, c?est ma passion. Avant de m?embarquer dans l?aventure, je dirigeais un club nautique à Pointe-d?Esny où j?avais l?occasion d?organiser des galas, des soirées chic et j?adorais les tenues de mes convives. Je suis devenue directrice d?une agence de mannequins en saisissant a balle au bond. Michelle Bathfield, ex-gérante de OneModels, une amie, m?a vendu son business car elle partait en Afrique du Sud. C?était l?occasion rêvée. » De fil en aiguille, Pitchoune se fait un nom et les publicistes la sollicitent pour dénicher un mannequin de son agence.

« Je suis contente dès qu?un de mes mannequins est choisi. Mon travail consiste alors à assister le mannequin et à lui trouver des contrats. Je suis également présente lors des shootings, j?aide à trouver des tenues, des accessoires, un maquillage et une coiffure adéquats. La mode est exigeante et je dois donc faire mon maximum. »

Les locaux de OneModels Management sont situés dans le domicile de Pitchoune à Péreybère. Elle nous avoue qu?elle n?a qu?un souhait : que son business soit toujours florissant, et elle n?a qu?un seul regret : « Je suis malheureuse de vieillir, car j?adore la mode actuelle.

À mon époque il n?y avait pas autant de choix ! »

CES BRODEUSES AUX DOIGTS DE FEE

En flânant sur la route Royale, à Pointe-aux-Canonniers, vous ne pouvez manquer la boutique de Michel Abad, Le comptoir de la broderie. Cette boutique n?a pas son pareil pour vous entraîner dans un esprit « maison de famille » avec ses linges de maison, ses collections en cachemire, ses éternelles robes smockées et brodées de petites filles modèles, le tout orné de broderies faites à la main selon vos désirs dans des matières raffinées.

Au fond de la boutique, vous apercevrez également, le sourire aux lèvres et patientes, Amiza, Sadhna, Kamini ou encore Mila (photo), en train de broder. Souvent occultées, les brodeuses ont pourtant un petit pouvoir dans les mains : celui de savoir allier les techniques et le savoir-faire artisanaux pour la réalisation d?objets modernes. Les brodeuses sont chargées de réaliser les motifs qui leur sont commandés par les créateurs. Michel Abad et ses brodeuses ont travaillé avec les plus grands en proposant des prototypes de broderie à Kenzo, Dior, Jacadi ou encore Cyrillus. Mila, brodeuse depuis quatre ans au Comptoir de la broderie est une passionnée. « J?aime beaucoup mon travail, et même s?il demande beaucoup de patience, je trouve que c?est vraiment gratifiant de voir son ?uvre sur des robes et d?autres vêtements de qualité. C?est un métier passionnant et toujours différent car la mode se renouvelle et nous aussi, nous devons nous y adapter. Nous apprenons de nouvelles techniques. » Travaillant patiemment chaque jour de 10 heures à 15 heures, les brodeuses du Comptoir de la broderie émerveillent par leur professionnalisme.

CYRIL BIENAIME, TAILLEUR DEPUIS 40 ANS

Cyril Bienaimé exerce depuis plus de 40 ans une profession noble : celle de tailleur. Capable de vous faire un costume sur mesure en 48 heures, ce passionné de 55 ans, vit de son métier jour après jour. Ayant installé son atelier dans son domicile de Curepipe, ce père de trois enfants a ce savoir-faire qui en fait un des tailleurs les plus recommandés.

C?est en suivant, à 15 ans, son grand-oncle et son père dans l?atelier de Pierre Laurent, un grand tailleur mauricien qui a habillé de nombreux ministres, qu?il apprend toutes les techniques : les costumes anglais, les cou-pes françaises et italiennes, rien ne lui échappe. Cyril Bienaimé va donc progresser très vite, avant de décider de se mettre à son propre compte. « Avec tout ce que j?ai appris et l?expérience que j?ai acquise au fil du temps, je peux tout faire, du classique comme du moderne. »

Des clients, il en a vu défiler dans son atelier, et ceux qui aiment la qualité et veulent s?habiller sur mesure savent que c?est à la rue de La Croix, à Curepipe, qu?il faut se rendre.

LEILA GHURBURRUN, DIRECTRICE D?« ODYSSEUS EVENTS »

« J?espère que les Mauriciens viendront nombreux cette semaine pour découvrir les ?uvres de nouveaux créateurs qui ont de l?imagination à en revendre ! Nous sommes enthousiasmés, mon équipe et moi, par l?intérêt que les designers locaux et régionaux ont démontré pour cette compétition régionale.

Le festival offrira plusieurs aspects et beaucoup d?autres activités telles que le Salon de la Mode, au Centre Swami Viveka-nanda, où les exposants de divers secteurs tels que le prêt-à-porter, la lingerie, la bijouterie, le beachwear, la maroquinerie ainsi que d?autres acteurs de l?industrie seront présents. Mais il y a aura également, le concours du designer, le con-cours de photographie de mode, le concours Newlook, la Nuit de la mode le 24 novembre qui se déroulera dans le cadre enchanteur du jardin de Pamplemousses, et le séminaire. La mode sera au firmament, ceux qui l?aiment comme moi, venez nombreux ! »

GÜNTHER ZIEMANN, « CREATIVE CONSULTANT » CHEZ KARL KAIZER

Si vous rencontrez Günther Ziemann dans son showroom situé sur la route d?Arsenal, vous serez impressionné par cet homme qui incarne à la fois l?élégance masculine et la mode moderne. Normal, Günther est Creative Consultant de Karl Kaizer depuis neuf ans. Sa tâche : trouver de nouvelles idées, rechercher les couleurs du moment ainsi que des coupes de costume. Mais surtout, dessiner les modèles pour les envoyer au directeur de production qui exécutera les patrons et choisira les tissus. Entre Florence et Paris, où Günther a l?habitude de travailler, ce natif d?Allemagne se dit privilégié de pouvoir embrasser le monde de la mode et de voir ses idées se concrétiser.

Outre la marque Karl Kaizer, Günther se charge aussi de la création de costumes Cerruti et Niels. Tantôt classique, tantôt fancy, comme il aime le dire, les collections sont principalement masculines. « Nous comptons prochainement lancer une collection pour les femmes. C?est à l?étude pour le moment », affirme Günther.

En attendant, il constate que la demande de costumes de luxe à Maurice est en progression et que les Mauriciens sont de plus en plus attachés à leur look vestimentaire, qu?ils veulent de qualité. Karl Kaizer a déjà sept boutiques dans l?île et sera, bien-sûr, de la partie lors du Festival de la mode la semaine prochaine. Messieurs, venez découvrir la dernière collection.

MICHEL LABAT : PROFESSION, PHOTOGRAPHE DE MODE

La photo de mode ? C?est le domaine que Michel Labat s?est choisi lorsqu?il s?est aventuré dans la photographie il y a 15 ans. Basé à Londres pendant plusieurs années, et après y avoir fait une formation dans une école de photographie, le London College of Printing, le choix de choisir la mode comme domaine de prédilection s?est avéré évident pour lui.

« La mode, c?est quand même une atmosphère particulière où il y a une véritable interaction avec l?humain. » Pour Michel, ce créneau permet de raconter une histoire et de présenter des produits en les mettant en scène, tout en allant au-delà de la fonction première d?une photo. « Selon ce que demande le directeur artistique, on peut arriver à un effet étonnant avec les mannequins et les inscrire dans une histoire, c?est très créatif. Je photographie aussi des produits cosmétiques. » Quelques-uns de ces clichés ont pu apparaître dans des magazines tels qu?Elle Girl, Glamour, ou encore New Woman.

INFOS UTILES

OneModels Management, morcellement Swan, Péreybère,

Tél. : 263.25.17.

Le comptoir de la broderie, route Royale, Pointe-aux-Canonniers, Grand-Baie,

Tél. : 263.30.17.

Cyril Bienaimé, rue de La Croix, Curepipe,

Tél. : 570.10.53.

Karl Kaizer,

Longtill Building, route Royale, Arsenal, Tél. : 249.22.70.

Festival de la mode, renseignements auprès d?Odysseus Events, au 427.55.55.

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