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«Les 2 000 arpents pas déraisonnables»

17 novembre 2007, 00:00

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«Les 2 000 arpents pas déraisonnables»

Il est tout à fait normal, estime Pravind Jugnauth, leader du Mouvement socialiste militant (MSM), que les sucriers cèdent des terres à l?Etat pour des projets sociaux. Il a ainsi qualifié la demande du gouvernement à la Mauritius Sugar Producers Association de 2 000 arpents de terre dans le cadre de la réforme de l?industrie de «pas déraisonnable». Il s?exprimait lors d?un meeting à Bel-Air hier.

Le leader du MSM a dit, en présence de quelque 800 personnes réunies à côté de la boutique Teoka, que les propriétés sucrières ont la capacité de répondre à l?exigence de l?Etat. «Tablisman kapav done.» Tout en disant qu?il faut que toutes les parties sortent gagnantes des négociations, il a lancé un appel au PM pour qu?il traite ce dossier avec discernement car il ne s?agit pas là d?un combat «politique», «partisan» ou «communale».

Pravind Jugnauth a rappelé que quand il était au gouvernement, il avait traité le dossier de la réforme de cette industrie avec douceur. «Moi mo ti convink tablisman donn travayer zot du. Kan sindika pa ti konpran mo desann lor terrain e koz ar travayer lizie dan lizie.» Avec le MSM, dit-il, les travailleurs ont toujours eu leurs terres et leurs compensations avec le VRS).

«Ce sont les travailleurs qui sont en train de sortir perdants dans cette guerre des éléphants opposant l?Etat et les sucriers», soutient-il. Et d?ajouter que le cas des employés de St-Félix en est la preuve. Il se dit «révolté» de la façon dont le ministre de l?Agro-industrie, Arvin Boolell, est en train de traiter ce dossier.

Le président du MSM, Joe Lesjongard, a, lui, déclaré que le parti dispose d?un «leadership fort» et que c?est pour cette raison que le peuple ne doit pas commettre la même erreur que celle commise en 2005. «Sa mesaz la mo avoye ek MMM. Si pa koriz sa erer la, pei pou koulé», dit-il.

Prem Koonjoo a, lui, dressé un parallèle entre Navin Ramgoolam et son père. Ce dernier, dit-il, avait fait croire à la population qu?il allait reprendre les terres des sucriers après l?indépendance du pays. Il n?en a rien été. «Son fils est en train de faire la même chose, embêter le peuple.»

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