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Sarat Lallah interrogé durant trois heures

2 novembre 2007, 00:00

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Sarat Lallah interrogé durant trois heures

Le chief executive officer (CEO) de la Mauritius Telecom, Sarat Lallah (photo), a eu à s?expliquer mercredi à l?Independent Commission against Corruption (Icac). Cela fait suite aux allégations de corruption faites par le syndicaliste de Mauritius Telecom Employees Association, Raj Rugoonath, en mars dernier.

Le syndicaliste avait allégué que Sarat Lallah lui aurait proposé un contrat de catering de Rs 125 000 par mois pour son restaurant Bombay Masala à Quatre-Bornes. Contrat qui concernerait la fourniture de repas aux cantines de la Telecom Tower à Port-Louis et de la station de relais de Cassis. En contrepartie, allègue-t-il, il devait cependant quitter la présidence du syndicat de Mauritius Telecom.

L?homme de loi de Sarat Lallah, ancien ministre travailliste, Me Robin Ramburn, s?insurge : ?C?est la fabrication de l?imagination de ce syndicaliste. Il n?a jamais été question d?une telle chose. Mon client non seulement nie les faits de manière catégorique mais est d?avis que c?est une histoire montée de toute pièce.? Raj Rugoonath récuse les propos de l?homme de loi de Sarat Lallah : ?Il a besoin de se défendre. C?est normal qu?il ait recours à de tels arguments. Si j?invente, qu?en est-il des preuves que nous avons. Le contrat existe bel et bien. La vérité va bien finir par triompher.?

L?Icac avait saisi en mars dernier l?ordinateur d?un Catering Officer pour y voir clair dans cette affaire. Les enquêteurs avaient mis la main sur tous les documents liés au dossier du catering.

Le syndicaliste, lui, n?en démord pas. Déterminé à trouver les ?failles? dans la gestion de Sarat Lallah, il annonce qu?il compte mettre au jour la semaine prochaine d?autres ?irrégularités?. Il dit sa satisfaction que l?Icac ait finalement convoqué Sarat Lallah après plusieurs mois.

Ce dernier place de son côté ces allégations dans le contexte de la restructuration de Mauritius Telecom. Raj Rugoonath avait par ailleurs demandé une injonction contre cette décision. Injonction qui avait été rejetée en décembre.

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