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Antoine Harel reprend le contrôle total de Harel Mallac

2 novembre 2007, 00:00

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Rebondissement dans la gestion des sociétés actionnaires du groupe Harel Mallac (HM). Antoine Harel reprend le contrôle total du groupe après le jugement du juge Paul Lam Shang Leen mercredi. La nouvelle direction de United Docks (UD), élue en octobre 2006, et Dominique Galéa, directeur de Horus Ltée, sont ainsi déboutés en Cour suprême. Du même coup la nomination de l?administrateur provisoire, Me Maxime Sauzier est annulée.

Car dans un ordre intérimaire émis en décembre le juge Paul Lam Shang Leen avait ordonné la suspension des pouvoirs d?Antoine Harel, Antoine Louis Harel, Jean Piat et Michel Rivalland comme membres du conseil d?administration de la Société Libra (SL). Il avait aussi ordonné la suspension d?Antoine Harel comme gérant d?une douzaine de sociétés actionnaires (holdings) d?HM.

Dominique Galéa, à travers sa compagnie Horus Ltée, décide au début de l?année dernière d?acheter les parts de Promotion and Development (PAD) et d?Anglo-Mauritius Assurance Co Ltd dans UD, qui fait partie du groupe HM. Horus Ltée avait été créée en association avec Cyril Mayer, chief executive officer de Harel Frères, et ancien directeur de HM.

Dominique Galéa convoque une assemblée générale spéciale de UD à la mi-octobre de l?année dernière afin de révoquer tous les directeurs de UD, à l?exception de René Leclézio de PAD et de Jean de Fondaumière d?Anglo-Mauritius, et pour nommer de nouveaux directeurs, car il n?est pas satisfait du fonctionnement de UD.

Effectivement plusieurs directeurs de UD sont révoqués à cette assemblée générale, même s?il y a d?autres qui soumettent volontairement leur démission.

Quelques jours plus tard, la nouvelle direction de UD demande à Pronema ? dont les gérants sont Antoine Harel et son fils, Antoine Louis Harel ? de commencer des négociations pour la nomination de ses représentants sur le board de la Société Libra (SL) et de HM.

La Société Libra, dans laquelle UD a acheté des parts en avril de l?année dernière, est contrôlée par Pronema. Elle contrôle 11 sociétés, qui toutes, contrôlent la société de Lerca (SDL), qui à son tour, contrôle HM.

<B>?Pacte de sociétaires?

Les noms proposés par la nouvelle direction de UD pour siéger au board de HM étaient Dominique Galéa, Alain Valet et Cyril Mayer.

Dominique Galéa nie qu?avec les parts qu?il a achetées, il pouvait prendre le contrôle de UD, d?autant plus, qu?à son avis, cela était la décision de la majorité des actionnaires lors de l?assemblée générale du 17 octobre. A son avis, c?est cette assemblée qui avait voté pour une nouvelle direction pour UD.

Mais la direction de Pronema objecte aux propositions de la nouvelle direction de l?UD concernant ses représentants au board de la SL et de HM. Car elle estime que Dominique Galéa et Cyril Mayer, veulent, à travers le contrôle des UD, atteindre un autre objectif : contrôler HM, ses sociétés, et la Mauritius Chemical and Fertilizer Industry Ltd (MCFI).

Devant cette situation la nouvelle direction de UD décide de porter l?affaire en cour. Car elle estime que le refus de Pronema à sa requête de nommer ses représentants sur le board de la SL et de HM est une violation de leurs droits.

Un affidavit est juré à ce sujet par Dominique Galéa au nom des plaignants. Il demande que les pouvoirs d?Antoine Harel, Louis Antoine Harel, Jean Piat et Michel Rivalland soient suspendus au sein du conseil d?administration de la Société Libra aussi bien que les pouvoirs d?Antoine Harel comme gérant des onze sociétés en question et qu?un ?administrateur provisoire? soit nommé.

Conséquemment, dans un jugement intérimaire rendu en décembre, Maxime Sauzier est nommé ?administrateur provisoire? avec tous les pouvoirs du board par le juge Lam Shang Leen en attendant le verdict final de la Cour.

La bataille juridique, entre-temps, se poursuit en cour. Et dans son jugement du 30 octobre 2007, la nomination de l?Administrateur provisoire est annulée. Cela signifie qu?Antoine Harel reprend le contrôle absolu du groupe HM.

Mais Dominique Galéa se heurte au ?pacte de sociétaires? du groupe HM qui fait capoter tout son plan. L?objectif de ce ?pacte? concerne la régulation du management et du contrôle de la SL et de HM par des membres de la famille Antoine Harel. Le juge Lam Shang Leen estime qu?il y avait d?autres moyens pour les plaignants de régler leurs protestations au sujet de ce ?pacte?, mais qu?ils n?ont pas utilisé. Les plaignants allèguent que des amendements avaient été apportés à ce pacte pour leur interdire le droit de siéger sur ces boards et d?autres sociétés contrôlant le groupe HM.

C?est la deuxième fois que Dominique Galéa échoue dans sa tentative de prendre le contrôle des onze sociétés de HM. La première fois, c?était en janvier 2006. Il avait aussi essayé en 2005 de prendre le contrôle de MCFI, mais en vain, également.

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