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Le syndicat des employés demande à Suds de payer le blueprint
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Le syndicat des employés demande à Suds de payer le blueprint
Lall Devnath, président de l?Artisans and General Workers Union (AGWU), demande au gouvernement d?intervenir auprès de la Société Usinière du Sud (SUDS) pour qu?elle paye le blueprint aux employés de Saint-Félix. Dans sa lettre au Premier ministre en date du 30 octobre, le syndicat écrit : ?On humanitarian ground, the SUDS shold be urged to consider seriously the payment of the blue-print package to those workers?.
Les dispositions du blueprint prévoient un lopin de terre de dix à 17 perches ainsi que des indemnités.
Faisant allusion à la conférence tenue samedi dernier par le PM sur le dossier sucre et la production de l?énergie, Lall Devnath dit que ?The Centrale Thermique de Savannah which is the biggest in Mauritius and in the region is also to be taken on board?.
Quant aux employés, ils demandent au Premier ministre de descendre sur le terrain pour écouter de vive voix leurs doléances et pour répondre à leurs attentes. ?Nous sommes en chômage technique depuis voilà deux ans. Nous ne savons plus quoi répondre à nos familles lorsqu?elles nous interrogent à chaque fin de mois pour nous demander si nous allons toucher notre salaire. Cette situation a de graves répercussions sur notre vie familiale?. Ainsi sont s?expriment les employés de l?établissement sucrier de Saint-Félix pour dire leur colère face à ce qu?ils qualifient de ?l?inaction du gouvernement? qui n?a toujours pas réagi après que la direction de la sucrerie de St-Félix ait annoncé son intention de référer leur cas au Termination of Contrat and Service Board (TCSB). Saint-Félix avait, en plusieurs occasions, menacé d?avoir recours à cette instance ?en raison de la situation financière qui ne nous permettrait pas payer aux ouvriers leur salaire?.
Les employés tiennent toutefois à préciser qu?ils ne se sont jamais prononcés contre la réforme après que le Premier ministre avait annoncé qu?il allait procéder à des changements à la Multi Annual Adaption Strategy (MAAS), le plan de réforme de l?industrie sucrière.
En attendant la modification du plan de la réforme, les ouvriers de St-Félix demandent qu?on trouve des solutions à la précarité de leur situation.
?Mais eski zotte conné qui mo frère qui finn travaille pendant 45 ans lors sa la propriété la pas ankor touche so lump sum après so retraite?, clame Lindsay Jean-Pirerre, employé depuis plus de 30 ans sur cette propriété.
?Ena madame qui finn déjà veuve et zenfan orphelin?, explique Gervais Degaye, un cadre de cette sucrerie.
Soutenus par une vingtaine d?employés dont Mario Grand-Sable, Farad Ruffee, Kenvaya Narainen, Sydney Sevret, Pradeep Sewpaul, Goindasamy Narainensamy ne mâche pas ses mots envers Arvin Boolell, ministre de l?Agro-industrie : ?Finn arrive lere pou qui li arrête amene nou en bato chaque semaine ou chaque 15 jours dan ban réunion?, insiste-t-il.
Leur inquiétude est d?autant plus grande que, si la direction de St-Félix allait de l?avant avec sa décision, il se pourrait disent-ils, qu?ils ne bénéficient pas des conditions du blueprint portant sur la retraite prématurée et qui prévoient deux mois et demi de salaires par année de service et l?octroi d?un lopin de terre entre dix et dix sept perches. ?Couma dire nou pas finn pass assez martyr tou lezour, bizin ajoute les autres problèmes encore?, renchérit Mario.
Le manque de revenus, comme l?on s?en doute, se fait cruellement sentir dans le budget des ménages.
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