Publicité
Une nomination irrite le front commun syndical
Par
Partager cet article
Une nomination irrite le front commun syndical
C?est une nomination qui fait grincer des dents. La désignation de Fritz Thomas comme membre du comité technique du National Savings Fund (NSF) est mal vue au Trade Union Common Front, qui regroupe treize fédérations syndicales. Ses dirigeants, en effet, n?apprécient pas que la direction du Mauritius Labour Congress (MLC) ait autorisé Fritz Thomas, membre de l?exécutif de ce syndicat, à siéger au sein du comité technique chargé de gérer le fonds de pension. La raison qu?ils évoquent avec insistance : Fritz Thomas, est ?politiquement actif?. Or, disent-ils, il faudrait dans ce cas quelqu?un d?indépendant.
Hier, plusieurs dirigeants du National Trade Union Congress (NTUC), confédération comprenant entre autres la Fédération des travailleurs unis, la Fédération syndicale du service civil (FSSC) et la Federation of Progressive Unions (FPU), se sont réunis d?urgence pour discuter de la question. A l?issue de la réunion, ils ont décidé d?adresser aujourd?hui une lettre au MLC présidé par Cassam Kureeman, demandant au syndicat de prendre position contre cette nomination.
?Nous savons tous que Fritz Thomas est membre du Parti travailliste et il va représenter le MLC au sein du comité technique. Cela met les travailleurs dans l?embarras?, déclare Toolsyraj Benydin, président de la FSSC. Il faut, selon lui, nommer quelqu?un d?indépendant au sein de ce comité. Il dit aussi être en présence d?une lettre invitant les dirigeants du front commun à prendre position car Fritz Thomas a été suspendu comme membre de l?exécutif du MLC pour n?avoir pas respecté le mot d?ordre de boycott lancé par le Trade Union Common Front lors de la mise en place du National Pay Council (NPC). Il s?interroge actuellement sur l?avenir du MLC au sein de ce front syndical.
Interrogé, hier, Cassam Kureeman, a expliqué que la direction du MLC avait soumis le nom de Fritz Thomas en mars dernier au NSF bien avant les démêlés avec le NPC. ?On l?avait suspendu par la suite pour n?avoir pas respecté le mot d?ordre du front commun syndical. Mais il n?avait jamais reçu de lettre dans ce sens. Le comité exécutif a pris la décision de le réintégrer au sein de l?exécutif car il est toujours membre du MLC?, déclare Cassam Kureeman. Il ajoute que ce qui se passe au sein du MLC est une affaire interne. ?La direction n?a pas d?ordre à recevoir sur sa façon de fonctionner?, conclut-il.
Dans une déclaration à l?express, hier, Reaz Chuttoo, porte-parole de la FPU, affirme que le NSF concerne la contribution de tous les travailleurs et que, techniquement, les sièges des représentants des travailleurs doivent revenir de droit aux confédérations syndicales les plus représentatives au pays. ?Le NTUC avait proposé le nom de Giandeo Peeharry, président de la FPU. Son nom n?a pas été retenu?, déclare le porte-parole de la FPU. C?est pourquoi, explique-t-il, il cherche actuellement à rencontrer la ministre des Droits de la femme pour connaître les critères de sélection. Concernant l?avenir du MLC au sein de ce front, il dira que c?est la base de cette centrale qui l?intéresse mais pas la direction.
Interrogé au sujet de la contestation dont sa nomination fait l?objet, Fritz Thomas, aussi conseiller à la municipalité de Port-Louis explique : ?Il faut savoir que j?avais obtenu l?aval de l?exécutif pour siéger au sein du NPC.? Il dira aussi qu?il a été promu premier trésorier du MLC et que ?cela ne fait pas plaisir à certains syndicalistes.?
Publicité
Publicité
Les plus récents