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Actionnariat sucre : une participation selon le poids des partenaires
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Actionnariat sucre : une participation selon le poids des partenaires
Le gouvernement fait de l?ouverture de l?actionnariat sucrier une priorité politique. Le Premier ministre (PM) Navin Ramgoolam multiplie des déclarations publiques à ce sujet.
Les sucriers ne disent pas non au principe d?accommoder un plus grand nombre de petits porteurs venant des autres partenaires de l?industrie, en l?occurrence les petits planteurs et les employés.
Toutefois, cette participation doit refléter le poids relatif des uns et des autres, insistent-ils. ?Nous avons toujours été en faveur d?une participation plus élargie des autres partenaires du secteur sucre. Toutefois, cela doit se faire selon l?importance relative de chacun. Par exemple, les planteurs contribuent en moyenne à la hauteur de 25 % des cannes aux usines. C?est le critère qui devra déterminer les formules de participation?, indique Jean Li, le directeur de la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA).
Les autorités et les associations de petits planteurs revendiquent une part du gâteau assez importante dans les nouvelles filières de la canne, à savoir la production de l?énergie, les distilleries et les raffineries. Ces pôles sont des créneaux porteurs qui devraient contribuer à absorber la baisse projetée de 36 % du prix du sucre (roux) tout en mettant en place de nouvelles sources de profitabilité plus durables.
La Planters Reform Associa-tion (PRA) avait, par la voix de son président Salil Roy, exprimé son souhait pour une participation qui tourne entre 30 à 40 % de l?actionnariat dans les activités de la nouvelle industrie de la canne qui se dessine.
Le gouvernement est en faveur de l?idée que les planteurs et les salariés de l?industrie sucrière participent directement aux différents clusters, et non à travers des structures existantes tel le Sugar Investment Trust (SIT).
La MSPA rappelle, de son côté, dans un communiqué émis samedi dernier que les planteurs et employés du secteur sucre participent déjà ?de manière appréciable? à l?industrie à travers le SIT.
Les sucriers multiplient les consultations entre eux depuis les dernières sorties publiques du chef du gouvernement sur la réforme sucrière. Ils se penchent sur les différents sujets évoqués par celui-ci. La Plantation House pourrait très bientôt expliciter dans plus de détails toute la problématique de la production de l?énergie à partir de la bagasse.
Le gouvernement estime que les investissements des sociétés sucrières dans les centrales thermiques sont extrêmement rentables grâce notamment aux prix garantis offerts par le Central Electricity Board à celles-ci.
MESURES D?ACCOMPAGNEMENT
<B>L?impact budgétaire</B>
■ Le PM menace de modifier le plan stratégique sucre, la Multi Annual Adaptation Strategy (MAAS). Dans l?ordre des choses, les changements à ce plan ne sont pas sans conséquences sur les mesures d?accompagnement de l?Union européenne (UE) et dont les décaissements dépendent du respect des conditions énoncées dans la MAAS. La remise en question du plan pourrait retarder (au mieux) les déboursements. De ce fait, le budget national pourrait en souffrir dans la mesure où ces fonds sont disponibles sous forme de support budgétaire.
Le budget 2007-08 anticipe un apport de Rs 2,7 milliards en termes des mesures d?accompagnement. A ce jour, le gouvernement a encaissé seulement un montant de 6,5 millions d?euros (environ Rs 285 millions). Dans l?hypothèse que l?UE n?avance pas les montants restants durant l?année financière en cours le budget affichera un trou de Rs 12 milliards, au lieu des Rs 9,6 milliards projetés. Ce chiffre représente un taux de déficit fiscal de 4,7 % du produit intérieur brut contre une projection de 3,8 %.
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