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Guylène Duval, un an déjà
GYL?S,
Cela fait un an déjà que tu nous as laissés brutalement ! Il n?y a pas un couloir, une classe, un terrain de jeux, bref, pas un endroit dans cette école où je ne sens ta présence? Ne parlons pas du Kiosque (notre bureau) ! Endroit privilégié, où si les murs avaient des oreilles, et des yeux, on aurait choqué plus d?un. J?ai beaucoup de mal à y rester maintenant, quand j?y suis seule, surtout que quand tu m?as quittée la veille, on parlait de sa rénovation, et où on allait mettre ton bureau etc?.
Mémorable est notre vécu en tant que collègues; nos délires, nos pauses-café, nos coups de gueule et nos nombreux défis relevés ensemble.
Mémorables aussi furent toutes nos années d?école passées ensemble, où nous vivions à fond notre motto : ?LCQB FOR EVER?. (nos éclats de rire, nos blagues aux profs, les entraînements avec Monique, notre participation aux intercollèges, les dîners des athlètes, notre parcours au niveau national et les diverses sélections, et j?en passe?
Après ces 17 années passées à tes côtés, c?est un grand vide que tu as laissé et les choses ne seront plus jamais comme avant, parce que bien plus qu?une collègue, j?ai perdu une amie?
TINE
Inoubliables, ce dynamisme, cette joie de vivre et surtout ce rire communicatif en tant qu?élève et en tant que collègue (Guylène ne voyait toujours que le bon côté des choses et tout était matière à rire).
Inoubliable, cette fois où je l?ai renvoyée de ma classe après qu?elle eut enlevé la chaise de dessous sa copine Delphine. Et de voir cette dernière les quatre fers en l?air l?a fait partir dans un éclat de rire que mes remontrances eurent du mal à calmer.
Inoubliables, ces phrases avec lesquelles elle m?accueillait tous les jours dans mes classes d?anglais ? « Ala difficiles ces devoirs-la!» ? « Ala longs ces devoirs-la! » ? « pas pu faire tout, hein! ».
Inoubliable, le sérieux avec lequel elle s?adonnait au sport ? entraînements réguliers (poussant l?enthousiasme jusqu?a venir travailler à bicyclette); équipement approprié (nous nous souviendrons toujours de ses cours magistraux sur les propriétés de la bonne chaussure); repas équilibrés (même si on s?étonnait toujours de la quantité qu?elle mangeait et de la grosseur de ses tupperware); temps de sommeil respecté (au point de refuser d?aller s?éclater en boîte avec des amis).
Moi qui faisais partie de celles qu?elle avait affectueusement baptisées « les vieilles » ne peux que lui dire, « Comme c?est dur de parler de toi au passé, mon amie! »
LYSIE
La direction, le personnel enseignant et non-enseignant ne peuvent t?oublier Guylène?
Ton « salut sonore » tant au bureau qu?au staffroom, tes blagues parfois un peu osées; les sobriquets que tu attribuais à tout un chacun, ton franc-parler nous manquent chaque jour.
Mais pourquoi pleurer , pourquoi s?attrister, car tu es toujours présente parmi nous par le souvenir de ta joie de vivre qui nous redonne le sourire?
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