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Zoom attitude

27 octobre 2007, 00:00

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Du 2 au 15 octobre, Krishna Luchoomun, Hans Ramduth, Lawrence Makoona et Christel Maurymoothoo ont côtoyé des «kinoïtes» de divers pays (France, Allemagne, Madagascar, Angleterre, Canada?) lors de la dernière édition Kino Kabaret à la Réunion.

Durant trois semaines, ils ont avec ses autres adeptes du 7e art, monté des projets audiovisuels «en 72 heures.» L?équipe a bougé dans trois lieux différents de l?île pour s?inspirer des endroits et réaliser des créations visuelles autour du concept Kino.

Krishna Luchoomun avait déjà participé à la précédente édition et avait initié ce mouvement ici avec Kino Maurice en mai dernier. «Pendant ce séjour à la Réunion on a travaillé sur la réalisation de mini-film, spot, docu. Des réalisations de moins de dix minutes», explique Krishna Luchoomun.

Le but consistait à concevoir des projets audiovisuels en 72 heures. Le résultat est très brut ayant une courte durée de réalisation. Les oeuvres présentées ne sont pas forcément des histoires, mais plus des concepts qui sont mis de l?avant. Ils prennent diverses formes, précise Krishna Luchoomun.

«Faire bien avec rien, faire mieux avec peu et le faire maintenant». Suivant cet adage qui est le fil conducteur de cette action artistique, les émules du cinéma se rencontrent pour partager leur passion. Avec cette envie de mettre la créativité de l?avant, pour travailler dans l?urgence de la réalisation.

Passion en partage

Le but ici est de se faire plaisir et de partager ses connaissances avec autrui. Le résultat reste secondaire. «Le principe est de promouvoir l?interactivité entre les artistes. Il est ouvert à tous ceux qui ont un intérêt pour l?audiovisuel», souligne Krishna Luchoomun.

Lors de la dernière session de travail, les «kinoïtes» avaient la tâche de réaliser des oeuvres sans son. Le jour de la projection, des musiciens ont interprété une musique selon leurs visions du film.

«C?était pour nous une nouvelle approche. Cela permet d?avoir une autre conception de l?art de l?audiovisuel», ajoute Krishna.

Pour Lawrence Makoona, au vu de ce qu?il a vécu à la Réunion, «il y a une ambiance plus ouverte et c?est un milieu plus professionnel. J?ai gagné en expérience et en terme de rapidité, surtout lors des montages.» Maurice est encore en gestation concernant l?introduction de cette mouvance dans la culture cinématographie, observe Krishna.

Pour 2008, il est prévu que cette manifestation soit inter-îles. Ce qui fait qu?au lieu d?organiser le Kino Kabaret à la Réunion uniquement, il se déroulera en deux semaines; une à Maurice et une à la Réunion. Un échange qui favorisera deux visions et des approches de cet art.

Inspiration insulaire

Après deux mois chez nous en tant que «visiting lecturer» au département des Beaux-Arts du Mahatma Gandhi Institute (MGI), l?artiste indien Sandip Chakraborty présente quelques sculptures et aquarelles inspirées de notre île. Le vernissage a eu lieu mercredi dernier.

Il est, dit-il, un «reader in sculpture» à l?université Rabindra Bharati, à Kolkata, Inde. Au MGI au début de septembre, il accroche son art avant de prendre l?avion vers la Grande Péninsule. Tous ses travaux ont été réalisés sur place. Entre ses sessions, il s?est évadé dans les quatre coins du pays, faisant de ses loisirs une occasion d?immortaliser le paysage et les gens. Le tout donne cette présente expo.

A l?aquarelle ses travaux mettent en valeur les caractères de l?image. Les portraits pour souligner les traits de notre île. Ce mélange de culture qui a donné vie à une nouvelle nation quadricolore. Les paysages, notamment la mer pour nager dans le rêve du paradis insulaire et le jardin botanique pour évoquer la flore de ce lieu devenu payant. Les frais de la protection de notre nature ? Ses sculptures faites à base de plâtre de Paris ou de glaise évoquent tantôt des visages de gens du MGI, notamment l?artistes Nin, ou des abstractions autour du séga ou des personnes d?ici. « Ces travaux représentent mes expériences à Maurice», déclare l?artiste.

Sandip Chakraborty présente 16 peintures et moins d?une dizaine de sculptures. L?expo est actuellement visible à la salle de la MGI jusqu?au 30 octobre.

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