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Euro CRM à la recherche de 300 télé-conseillers
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Euro CRM à la recherche de 300 télé-conseillers
Le contrat qu?Euro CRM a pu décrocher, le mois dernier, avec le 118 218, l?équivalent français du 150 local, force la compagnie à tripler sa main-d??uvre. L?exercice de recrutement de 300 télé-conseillers a démarré hier, mais Roshan Seetohul, directeur d?exploitation, sait déjà que la recherche sera difficile. Car à Maurice, les entreprises engagées dans des activités d?externalisation (plus communément appelée Busi-ness Process Outsourcing ? BPO), peinent à trouver le nombre de travailleurs nécessaires à leur développement. Si tout se passe bien, la compagnie pourrait encore s?adjoindre les services de 300 autres personnes en 2009.
Dans le monde de l?externalisation, s?adjoindre de nouveaux partenaires d?affaires s?avère plus facile que trouver de nouveaux employés. ?Nous aurions pu apporter davantage de business à Maurice, mais ce sont les limites du bassin d?emploi qui nous freinent?, avance Roshan Seetohul. Pourtant, les conditions de services sont généralement plus attrayantes que dans d?autres secteurs d?activités. Chez Euro C.R.M. par exemple, une nouvelle recrue touche un salaire de base minimum de Rs 7 000, excluant les nombreuses primes.
<B>?L?offre n?est pas grande?
Ce qui est non négligeable pour des jeunes détenteurs de School Certificate ou de Higher School Certificate fraîchement issus de l?école. La seule compétence obligatoire est une bonne maîtrise de la langue française, ajoutée à de bonnes dispositions au travail. Et durant toute la période de formation initiale, de six semaines, qui est financée par le centre de formation de l?entreprise, les recrues perçoivent leur salaire.
?Le problème ici est que l?offre n?est pas grande. Cela nous force à former massivement, mais je me demande vraiment si les autorités font leur part en termes de for-mation?, se demande Roshan Seetohul.
Et de préciser qu?il y va de la pérennité du secteur : ?Pour que l?île Maurice reste compétitive, il faut que les compétences soient disponibles. Le débauchage d?une entreprise à une autre n?est certainement pas viable au long terme.?
Que certaines entreprises, et non des moindres, s?adonnent à du braconnage n?est en effet pas un secret. Mais que faire lorsque les campagnes de recrutement ne rapportent pas les résultats espérés ?
D?ici début janvier, le Board of Investment prévoit que le BPO mauricien franchira la barre psychologique des 10 000 employés. En mars dernier, 6 960 personnes étaient actives dans le domaine, contre environ 5 500, en octobre 2006. Et ce n?est qu?un début. Selon le National Information & Commu-nication Technologies Strategic Plan 2007-2011, dont l?express a livré les grands axes en primeur, l?industrie des Technologies de l?information et de la communication (Tic) comptera 29 000 personnes d?ici 2011.
Mais malgré tous les efforts que Maurice pourra déployer, il ne pourra produire plus de 16 000 professionnels qualifiés. Pour pallier le déficit, le pays devra ouvrir grands ses frontières pour accueillir pas moins de 13 000 étrangers pour répondre aux besoins de l?industrie des Tics.
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