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Les manuels de David ne sont plus ?obligatoires?

11 octobre 2007, 00:00

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Le ministère de l?Education recule sur la question des manuels pour le français. Et du coup met fin à toute la polémique qui fait rage depuis plus deux semaines dans le secondaire. En effet, après avoir créé deux listes d?ouvrages pour le français ? les livres recommandés (donc obligatoires) et les livres de référence ? les autorités ont informé les établissements qu?ils ne sont plus forcés de s?en tenir à la liste de manuels recommandés. Ce qui fait que les livres signés James Burty David ne seront plus obligatoires.

En effet, un document a été mis en circulation dans les collèges, expliquant que dans le cas des élèves à besoins spéciaux (needy students), un ouvrage de la liste des livres recommandés pourra être remplacé par un autre de la liste de référence. Cette décision touche par extension et en toute logique les autres étudiants. Car pour des raisons d?harmonisation, tous les élèves d?une classe se voient prescrire le même manuel. Avant cette décision, les manuels de la seconde liste (manuels de référence) n?étaient pas subventionnés par les autorités.

L?express a tenté en vain d?obtenir un commentaire du ministre David sur la question, jusqu?à tard hier soir. Mais ce dernier avait déjà déclaré avant cela qu?il ne voulait pas être impliqué dans ce débat, estimant qu?il n?est que l?auteur de ces manuels et que le panel qui choisit les livres a pris ses décisions ?en toute liberté?.

Cette nouvelle mesure concerne principalement les Forms IV, V, Lower et Upper VI. La polémique se situait avant tout à ce niveau-là. Pour les Forms IV et V, le ministère avait recommandé deux ouvrages de Whitmarsh, datant des années 60, et un ouvrage de James Burty David (French for School Certificate), ministre des Administrations régionales et ministre de l?Education suppléant. L?ouvrage le plus couramment utilisé dans les collèges, en l?occurrence celui de Lindley Couronne s?était retrouvé dans la liste de manuels de référence. Ce dernier s?était donc retrouvé hors jeu face au livre de David et celui de Whitmarsh.

Pour la Lower VI et la Upper VI, quatre ouvrages étaient recommandés, c?est-à-dire trois de Lindley Couronne et un autre de David. Là également, des protestations avaient surgi.

Initialement, un certain nombre d?établissements privés avaient décidé de bouder la liste recommandée. Certains étaient même prêts à payer de leur poche pour que leurs étudiants à besoins spéciaux puissent recevoir des manuels gratuits. Des établissements d?Etat ont suivi le pas estimant, eux aussi, que d?autres manuels sont plus adaptés à leurs élèves que ceux prescrits par le ministère.

?Trop de livres?

Jeudi dernier, la polémique prend une tournure différente lorsqu?un premier membre du panel de sélection pour le français soumet sa démission. Les trois autres ont suivi mardi dernier. Dans une lettre conjointe au ministère de l?Education, ils indiquent que les listes de manuels recommandés pour 2008 et 2009 par le ministère de l?Education ?ne sont pas les listes signées par nous et les changements ont été apportés sans que nous ne le sachions?.

Dans un communiqué de presse émis hier après-midi, le ministère de l?Education apporte des clarifications sur sa politique de standardisation des manuels scolaires. Traditionnellement, le ministère émet une liste de manuels recommandés tous les deux ans. Mais, ?avec le temps, la liste des ouvrages recommandés menait à une pratique abusive de la part de certaines écoles qui prescrivaient trop de livres par sujet?, indique le communiqué.

Cette situation aurait ?limité l?occasion pour l?enseignant de se développer? et aurait été au détriment de la recherche en classe.

C?est donc en tenant compte de cela que les autorités ont demandé aux membres des panels de sélection d?établir deux listes. Or, soutient le ministère, le panel pour l?anglais a remis ?une liste exhaustive de dix à 13 titres pour les Forms I à V sans liste de référence?.

Le panel de français a pour sa part omis de soumettre une liste de livres de référence pour les Forms IV, V et VI. ?Dans les deux cas, le ministère a eu à assurer la conformité avec les instructions pour les besoins de cohérence.? Par conséquent, le ministère a lui-même scindé ces listes en deux. Il précise également que ce n?est pas la première fois que le ministère ?fait prévaloir ses droits de modérer les propositions de panels?.

Le communiqué précise que les panels sont constitués sur une base ad-hoc et que la question de démission de ses membres une fois l?exercice complété ?ne se pose pas?.

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