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Les institutions françaises expriment leur intérêt
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Les institutions françaises expriment leur intérêt
Neuf mois après son lancement dans certains collèges privés (BECS), le concept sport-études fait école. Trois institutions française, à savoir le Lycée Labourdonnais, l?Ecole du Centre et l?Ecole du Nord, se sont associées à cette initiative du Trust Fund for Excellence in Sports (TFES).
Ce projet, qui est une première à Maurice, a pour objectif de permettre aux jeunes sportifs de conjuguer sports et études, en leur donnant un encadrement technique et académique appropriés.
?Le TFES accorde plus d?importance à l?aspect académique que sportif afin de convaincre les parents?, précise, néanmoins, le Chief Executive de la fondation, Michael Glover.
?Les élèves choisis pour faire partie de ce projet bénéficient, effectivement, d?énormément de facilités pour pouvoir s?entraîner dans de meilleures conditions et reçoivent un encadrement académique très séduisant?, poursuit-il.
Ce nouveau concept a vite séduit les écoles françaises qui ont déjà dégagé un protocole entre les lycées concernés et le TFES. Ce protocole, qui permettra de mieux gérer l?absence des élèves qui seront appelés à participer à des stages ou compétition à l?étranger, pourrait servir de modèles aux autres collèges qui font partie du projet.
Les points proposés sont comme suit : (i) Le TFES doit avertir le professeur principal de la classe du départ de l?élève huit jours à l?avance.
(ii) Le professeur principal avertira à son tour ses collègues et fera circuler une feuille pour que ces derniers inscrivent les notions étudiées, les exercices faits pendant l?absence et les travaux à faire au retour.
(iii) Le professeur principal et l?élève désigneront un camarade de classe chargé de photocopier les cours.
(iv) Les parents veilleront à ce que les cours soient collés ou mis au bon endroit et que les leçons soient apprises dans la semaine qui suit la rentrée des classes.
(v) Il est demandé à tous les enseignants d?avoir une attention toute particulière dans les 15 jours qui suivent le retour afin d?aider l?élève dans sa remise à niveau. Si nécessaire, les contrôles seront aménagés ou différés.
Rassurer les parents
L?engagement pris par les écoles françaises devrait rassurer les parents qui sont très soucieux de l?éducation de leurs enfants.
Il faut savoir que le concept sport-études, qui touche plus particulièrement les jeunes de la classe I, a démarré, en mars dernier, dans plusieurs collèges privés. Faute d?un accord concluant avec le ministère de l?Education, il n?a pu être lancé dans les collèges d?Etat.
?Il faut, d?abord, comprendre que pour des raisons pratiques, il est important que les élèves d?une discipline soient regroupés dans la même institution. Comme nous avons ciblé dans la plupart des cas des enfants de la classe I, il faudrait que les collèges acceptent de nous donner des places du quota qui leur est alloué. Il y a deux ans, Jacques Malié et moi avions rencontré le ministre de l?Education, Dharam Gokhool. Il nous avait expliqué qu?il ne voyait aucun inconvénient à ce que les collèges privés accordent une partie de leur quota aux jeunes sportifs mais il nous avait bien fait comprendre qu?il ne souhaitait pas que l?on touche au quota réservé au collège d?Etat?, fait ressortir Michael Glover.
Le TFES ne peut compter pour l?instant que sur la collaboration des parents dont les enfants ont été admis dans un collège d?Etat.
?Il faudrait que les parents acceptent de bouger leurs enfants d?une école à une autre. Certains l?on déjà fait. Nous avons une nageuse qui avait obtenu le collège Queen Elizabeth et un pongiste le collège Royal de Port-Louis. Ils ont tous deux opté pour le Couvent de Lorette et St-Mary?s respectivement?, souligne notre interlocuteur.
S?il est encore très tôt pour y songer, le TFES envisage même d?encourager les bénéficiaires à s?inscrire aux examens du GCE ?A? level au lieu de ceux du HSC.
?Avec le GCE ?A? level, ils auront moins de matières examinables et les mêmes chances de décrocher une place à l?Université?, poursuit-il.
Le TFES entamera très bientôt les négociations avec l?Université de Maurice pour que les athlètes qui bénéficient déjà de l?aide de la Fondation ? sans pour autant faire partie du projet sport-études ? puissent profiter de certaines facilités qui leur permettront de s?entraîner et de participer à des compétitions sans être pénalisés sur le plan académique.
La Fondation négociera, à cet effet, pour un emploi du temps plus flexible voire l?extension sur plusieurs années pour les étudiants pratiquant le sport de haut niveau.
Michael Glover a tenu à rappeler que les enfants ayant choisi la filière professionnelle ne seront pas pénalisés. ?Nous les accompagnerons de la même façon, ce jusqu?à ce qu?ils obtiennent un travail?, a-t-il conclu.
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