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La MRA démarre une enquête sur les comptes fictifs

10 octobre 2007, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Les contribuables ayant utilisé des noms fictifs pour placer de l?argent sur un compte afin d?éviter de payer l?impôt sur le revenu sont en mauvaise posture. Ils seront pris dans les filets de la Mauritius Revenue Authority (MRA) à cause de la nouvelle formule obligeant les banques à déclarer tout intérêt bancaire de leurs clients.

La MRA démarre bientôt une enquête auprès de plusieurs banques commerciales. Le but : avoir une idée exacte de qui sont ceux qui se cachent derrière ces prête-noms et ont bénéficié d?intérêts assez conséquents.

C?est ce qu?a confirmé à l?express hier Sudamo Lall, le directeur de la MRA. Il affirme que ce sera un travail de longue haleine, mais précise que ?d?ici trois mois, il sera facile de savoir qui sont ceux qui se cachent derrière ces prête-noms. On utilisera une technique propre à ce genre de situation?. Des actions appropriées seront prises contre ces personnes pour qu?elles s?acquittent de leurs dettes auprès de la MRA.

Commissions

Cette affaire a été mise au jour quand les techniciens de la MRA ont reçu les documents bancaires attestant que les clients en question ont bénéficié d?intérêts sur leur compte épargne et de dépôt fixe équivalent à un placement d?au moins Rs 4 millions. Dans certains cas, ils ont des dépôts de Rs 20 millions.

Ce sont surtout les noms de ces personnes qui ont mis la puce à l?oreille de la MRA. Des noms et prénoms similaires à des légumes, chevaux de course et autres produits de consommation figuraient sur les documents des banques.

Au moins une banque commerciale, à un moment très proche du pouvoir, aurait accueilli ces dépôts. Si la MRA arrive à remonter la filière et mettre le grappin sur ces tricheurs, cette banque devra s?expliquer, cette fois auprès de la Banque de Maurice.

Car pour toute transaction bancaire, notamment l?ouverture d?un compte d?épargne ou d?un dépôt fixe, la banque doit exiger la carte d?identité du client, son adresse et sa signature. Il semble que ces procédures exigées par la Banque de Maurice n?aient pas été suivies pour des raisons obscures.

Ces comptes sur des noms fictifs remonteraient à plus de quatre ans et toucheraient une centaine de personnes, dont des politiciens, des hommes d?affaires, des entrepreneurs et des membres de la profession libérale. La banque aurait même perçu des commissions pour gérer ces comptes fictifs.

Des retraits massifs sur ces comptes sont à prévoir, pour éviter que l?argent ne soit saisi, à moins d?une démarche légale de la MRA.

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