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Attentat à la pudeur : la fillette avait six ans, il prend douze mois
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Attentat à la pudeur : la fillette avait six ans, il prend douze mois
A 26 ans, Louis Jérome Linsley Vengrasamy écope de 12 mois de prison pour attentat à la pudeur sur sa cousine de six ans. Le jugement a récemment été rendu par la magistrate Véronique Kwok Yin Siong Yen siégeant en cour intermédiaire de Port-Louis.
La magistrate a déclaré n?avoir aucune raison de douter de la crédibilité de la fillette malgré son jeune âge. Elle a qualifié la version de la défense de ?tirée par les cheveux?. L?accusé, lui, estime qu?il s?agit d?une man?uvre de la mère de la victime, en raison d?un conflit familial.
Les faits remontent au 4 juillet 2005. L?accusé aurait invité la petite fille à le suivre dans le poulailler, dans la cour familiale, prétextant vouloir lui montrer quelque chose. Il lui aurait alors demandé de ne pas faire de bruit et l?aurait touchée dans ses parties intimes.
Toute la journée devant la télé
Lors de son témoignage en cour, Louis Jérome Linsley Vengrasamy, qui a plaidé non coupable, a maintenu sa première déposition à la police. Il a déclaré être resté chez lui toute la journée, devant la télévision, mais qu?il a aussi, comme à son habitude, joué et parlé avec sa petite cousine. Cette dernière, a-t-il dit, faisait le va-et-vient chez lui.
Des tiraillements familiaux seraient à l?origine de cette affaire. L?accusé a déclaré en cour qu?il n?était pas en bons termes avec la mère de la fillette car il avait refusé, quelques mois auparavant, d?épouser une fille qu?elle lui avait présentée. Sa tante aurait également des problèmes avec sa belle-mère. Jackie Vengrasamy, père de l?accusé, a également témoigné en affirmant que sa belle-s?ur ne s?entendait pas avec les autres membres de sa belle-famille.
La défense s?est ainsi reposée sur ces témoignages pour tenter de prouver que la mère de la petite victime a incité celle-ci à accuser le jeune homme. Mais la magistrate ne s?est pas laissée convaincre. Elle n?a pas tenu compte du témoignage du père, le jugeant inapte à être un témoin indépendant. Ce dernier a même concédé que son fils n?était pas avec lui toute la journée du 4 juillet.
Tirée par les cheveux
?Je trouve cela difficile à croire que la mère de la victime aurait incité son enfant à faire de fausses allégations parce qu?elle n?était pas en bons termes avec sa belle-mère et parce qu?elle était en colère du fait que l?accusé ait refusé d?épouser sa nièce?, écrit la magistrate. ?Je trouve une telle version tirée par les cheveux et, ainsi, doit être rejetée.?
Dans le cas d?un délit sexuel, d?autres témoignages sont habituellement requis pour corroborer la version de la victime. D?autant plus si celle-ci est encore très jeune. Mais, dans ce cas, la magistrate a jugé qu?elle pouvait se baser sur le témoignage non corroboré de la victime pour rendre son verdict.
Christelle DIALAVA
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