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Le FBI enquête sur un attentat terroriste

4 octobre 2007, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le FBI coopère depuis lundi avec les Maldives sur l?explosion d?une bombe artisanale qui a blessé 12 touristes, samedi .

Samedi, l?explosion d?un engin artisanal dans un parc très fréquenté de Malé, la capitale des Maldives, a blessé deux Britanniques, deux Japonais et huit Chinois. Washington condamne ?sans réserve cet acte insensé de violence?, a indiqué dans un communiqué l?ambassade des Etats-Unis au Sri Lanka, Etat voisin des Maldives, appréciant que «l?antenne régionale représentante du Federal Bureau of Investigation (FBI, police fédérale américaine) assiste actuellement les autorités des Maldives dans leur enquête??

En dépêchant des policiers aux Maldives, les Américains ont immédiatement répondu aux demandes des autorités de cet archipel corallien situé au sud de l?Inde et peuplé de 300 000 musulmans sunnites.

Pour faire avancer son enquête, Malé avait en effet réclamé une assistance internationale, sachant qu?elle entretient des relations étroites avec Colombo, la capitale sri-lankaise, et avec New Delhi. Il existe aussi une coopération en matière de sécurité avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Face à cet attentat non revendiqué, le premier du genre, dix personnes ont été arrêtées, parmi lesquelles deux Bangladais, a annoncé à l?AFP le ministre du Tourisme Mahamood Shougee. ?C?est la première fois que nous sommes l?objet d?une telle attaque terroriste aux Maldives et dans la capitale Malé?, s?est insurgé ce week-end le président Maumoon Abdul Gayoom, dénonçant ?l?égoïsme et l?irresponsabilité de ceux qui, pour des raisons politiques, ont appelé au boycottage touristique des Maldives?.

Se sentant visé, un groupe dissident installé en Grande-Bretagne depuis 2003 s?est dit ?surpris par les déclarations absurdes du président Gayoom laissant entendre que nous serions derrière la bombe de Malé?

Depuis plusieurs mois, l?ancien protectorat britannique est sous tension. Les opposants au président Gayoom, au pouvoir depuis 1978, le dépeignent comme un dictateur, dans un pays où le pluralisme politique n?a été introduit qu?en 2005.

© L?Express de Madagascar

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